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Archéologie sous-marine

Océan Indien : la plus vieille épave, 2000 ans sous la mer

12 février 2014
7 Lames la Mer
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Que s’est-il passé il y a 2000 ans au large du Sri Lanka, dans le Nord de l’Océan Indien ? Une mystérieuse épave repose depuis par le fond, à une trentaine de mètres de la surface. Plus ancienne épave de la zone océan Indien, elle a commencé à livrer ses secrets même si l’on ne saura probablement pas ce qui s’est passé un jour il y a 2000 ans et qui a provoqué ce naufrage. Les fins limiers de l’archéologie étudient les traces qui subsistent. L’enquête suit son cours : une campagne de fouilles archéologiques est programmée pour les prochains jours.

Départ de Vasco de Gama pour les Indes.

Godawaya est un petit village de pêcheurs dans le sud de « l’île qui a la forme d’une larme » : Sri Lanka. Sunil et Peminda vivent près du temple de Godawaya, site d’une richesse archéologique exceptionnelle à proximité duquel les vestiges d’un port de commerce datant du 2ème siècle ont été découverts, sorte d’entrepôt maritime situé sur la route de la soie.

Cet itinéraire dans le Nord de l’océan Indien voyait transiter de nombreux bateaux de marchandises bien avant que Vasco de Gama ne double le Cap de Bonne-Espérance en 1497 ou que le canal du Suez ne soit Inauguré en 1869.

Sunil et Peminda gagnent leur vie en plongeant : ils ramassent des conques et ramènent des poissons d’aquarium. Il y a une dizaine d’années, à la recherche de coquillages en plongée sous-marine profonde, ils découvrent une zone jonchée de tessons de poterie, de pots en terre cuite et d’objets étranges.

Ils remarquent notamment une « meule dormante » (par opposition aux « meules tournantes ») et décident de ramener avec eux un petit banc en pierre trouvé à proximité. Ils quittent le site après l’avoir balisé à l’aide d’un GPS. Plusieurs années passent avant que cette découverte n’intéresse explorateurs et archéologues. Pendant ce temps, le petit banc ainsi qu’une ancre de pierre retrouvée dans le périmètre sont remisés au Département d’archéologie de Sri Lanka.

Le petit banc et l’ancre de pierre retrouvés au fond de l’eau, au large de Godawaya.
Ci-dessous, une poterie extraite du site.


Le site archéologique découvert par Sunil et Peminda — mais dont la superficie n’a pas encore clairement été établie — est pourtant exceptionnel : il renferme vraisemblablement les restes d’une « embarcation » — peu comparablable aux traditionnelles coques de navires — qui aurait sombré entre le 1er siècle avant notre ère et le 2ème siècle après Jésus Christ. C’est donc la plus vieille épave de l’Océan Indien découverte à ce jour. Elle git par une trentaine de mètres de fond depuis environ 2000 ans et constitue une véritable mine pour les archéologues et les historiens, notamment sur le commerce de l’époque entre Rome et l’Orient.

En 2008 et en 2010, des campagnes d’exploration ont permis d’élargir les connaissances sur ce site archéologique sous-marin exceptionnel, de le cartographier et de ramener un certain nombre d’objets : poteries, lingots en verre, fragments d’amphores, assiettes, bols, etc.

Selon le site LiveScience, une nouvelle campagne d’exploration s’ouvre ces jours-ci et s’étendra jusqu’en mai. C’est Deborah Carlson, présidente de l’Institute of Nautical Archaeology de la Texas A&M University, qui va superviser les fouilles sur cette épave très endommagée dont les vestiges forment une masse d’environ 6 mètres sur 6 dans laquelle sont agglomérés divers objets : meules dormantes, lingots de fer, de céramique et de cuivre, verre originaire du Sud-Est de l’Inde, etc. Dans un premier temps, les scientifiques tenteront d’extraire un fragment de l’épave — dont la majeure partie est enterrée dans les sédiments — afin de l’étudier en laboratoire et d’obtenir des renseignements précis notamment sur la nature de la cargaison. Et ouvrir de nouvelles portes à la connaissance de l’histoire mystérieuse de la Mer Indienne. Notre océan Indien.

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