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Inde

« Nous avons créé ce médicament pour les Occidentaux... pas pour les Indiens ! »

2 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
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L’administration indienne autorise la production d’un médicament générique au coût 400 fois inférieur à l’original produit par la multinationale BAYER.

Centre de recherche sur le cancer à Barasat (Inde). Photo : Biswarup Ganguly

Mars 2012 : le Bureau indien des brevets (Indian Patent Office) créait un précédent de taille en rompant l’exclusivité détenue par la firme pharmaceutique BAYER sur la commercialisation du NEXAVAR®, un médicament utilisé dans le traitement des cancers du rein et du foie. Titulaire d’une licence obligatoire, la petite entreprise indienne « NATCO Pharmaceutics » était habilitée à produire un générique, ramenant le coût annuel du traitement à 177 dollars - soit presque 400 fois moins que les 69.000 dollars nécessaires aujourd’hui à une année de traitement au NEXAVAR® en Inde.

« Du vol pur et simple »

La production du générique devra être strictement limitée au marché indien et localisée dans l’usine « Natco » située à d’Hyderabad, précise l’Administration. La décision suivait l’évolution de la législation indienne, qui exige depuis peu la commercialisation « à un prix abordable » des médicaments là où les dispositions précédentes ne demandaient qu’un prix « raisonnable ». La licence obligatoire a été validée par les Tribunaux indiens il y a deux semaines.

« Du vol pur et simple », déclarait en décembre dernier le Néerlandais, Marjin Dekkers, PDG de BAYER, rapporte l’agence « Bloomberg ». « Nous avons créé ce médicament pour les Occidentaux qui peuvent se le payer, et non pour les Indiens », a ajouté le dirigeant.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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