Categories

7 au hasard 31 janvier : La Potence ou la Pitié - 27 novembre 2015 : Coopération : quand nos impôts font la foire à Mada... - 15 novembre 2016 : « Paul Vergès, son maloya, son trans, son gayarsité » - 9 octobre 2015 : « Sanctuaires », la créolisation comme un nouvel imaginaire - 13 septembre 2013 : Le patrimoine culturel immatériel, un enjeu de développement - 1er octobre 2014 : Toi aussi, fais ton cinéma 100% péï ! - 10 mai 2013 : Greenpeace : « Priorité aux nations côtières » ! - 8 avril 2016 : Chagos : Olivier Bancoult interpelle David Cameron - 4 août 2014 : Route du Littoral : au bout du tunnel ? - 3 août 2013 : La Chine a chaud ! -

Accueil > Domin lé dan nout dé min > Courrier des internautes > « Not zembrocal et notre carry... hors de l’UNESCO » ?

Communiqué du Cmac

« Not zembrocal et notre carry... hors de l’UNESCO » ?

29 mars 2014
C.MAC
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

« Emmanuel Braun, directeur adjoint du parc national, fraîchement débarqué voilà trois ans, indiquait dans ces conclusions en défense et à l’audience que nos traditions créoles ne sont pas compatibles avec sa vision du parc et de la protection du cœur du parc (...) Le développement économique au travers du schéma d’interprétation du parc, de l’ONF, et du conseil général ne s’embarrasse pas des créoles et de leurs traditions. Nous sommes priés de rester hors du patrimoine mondial de l’Unesco, avec not zembrocal et notre carry. » L’ordonnance au sujet de l’aire de pique nique Bois Ozoux (chemin volcan) a été rendue hier. Le Cmac réagit : « Le déni de justice n’est pas loin » !

PNG - 736.1 ko

Vous trouverez ci-dessous copie de l’ordonnance du juge des référés dans le cadre de la requête aux fins de référé-suspension que le Cmac a présentée.

Cette ordonnance rendue hier par le juge, « suite à la requête » présentée par notre collectif, est surprenante. Non pas uniquement dans le sens où elle ne fait pas droit à notre demande, « mais dans le sens où » le juge ne répond pas aux moyens que nous avons soulevés.

Dans un laconique considérant, sans même examiner la recevabilité de la requête, ni la condition d’urgence, comme le fait habituellement le juge dans son office, la présente ordonnance balaie d’un revers de main nos arguments sans plus d’explications. Le déni de justice n’est pas loin. Le juge des référés ne nous répond pas. C’est une claque avant tout pour la Justice de ce pays, censée être la garante des droits fondamentaux, que le parc national et l’ONF balaient eux même d’un revers de main.

PNG - 2.1 Mo
12 janvier 2014 : pique nique militant sur l’air de Bois Ozoux, chemin Volcan.

La protection de l’environnement autorise de s’essuyer les pieds sur la liberté. Le développement économique au travers du schéma d’interprétation du parc, de l’ONF, et du conseil général ne s’embarrasse pas des créoles et de leurs traditions. Nous sommes priés de rester hors du patrimoine mondial de l’Unesco, avec not zembrocal et notre carry. Nous ne sommes pas dignes d’être vus par les touristes en goguette.

Emmanuel Braun, directeur adjoint du parc national, fraîchement débarqué voilà trois ans, indiquait dans ces conclusions en défense et à l’audience que nos traditions créoles ne sont pas compatibles avec sa vision du parc et de la protection du cœur du parc. Où sont les panneaux du parc national indiquant la fragilité de l’aire du bois Ozoux ? Où est la participation du public aux décisions, droit fondamental reconnu par la charte de l’environnement ? Où étaient donc Mme Marylène Hoareau et M. Daniel Gonthier qui n’ont de cesse de mettre en avant leur créolité et la préservation de la culture créole à travers par le parc ? Les questions restent entières.

Mais pour notre part nous n’en resterons pas là et irons jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme s’il le faut. L’étape intermédiaire passera d’abord par le Conseil d’Etat devant qui nous souhaitons porter l’affaire du devenir de l’aire de pique nique du Bois Ozoux. Nous lançons une souscription publique pour permettre au Cmac de financer les frais pour obtenir l’assistance d’un avocat au Conseil, obligatoire dans le cadre d’un pourvoi en cassation.

Collectif pour le maintien des activités au coeur de La Réunion (C.mac)

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter