Categories

7 au hasard 21 août 2016 : On ne retrouve jamais les disparus - 1er avril : Document : « Maloya pour la liberté » - 14 avril 2013 : La Réunion, pays imaginaire - 20 janvier 2016 : Du sang sur les smartphones - 15 novembre 2016 : « Paul Vergès, son maloya, son trans, son gayarsité » - 29 septembre 2013 : L’OTAN s’installe à Djibouti - 9 octobre 2015 : Océan Indien : Paris et la diplomatie du gros bâton - 18 août 2013 : Avons-nous voté pour Merkel ou pour le changement maintenant ? - 28 octobre 2016 : Langue créole : Célimène devant - 23 octobre 2016 : Mais où sont les bras du bébé ? -

Accueil > Le Blog de GGL > Mieux vaut avoir un gros camion que d’être un ti kaniki...

Sur le blog de GGL

Mieux vaut avoir un gros camion que d’être un ti kaniki...

18 janvier 2016
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

On peut encombrer la route, ralentir le trafic et l’économie et obtenir audience d’un claquement de doigts à la Préfecture. Les marmailles qui « barrent chemin » pour un travail ont, eux, droit aux gendarmes dans la demi-heure.

Comme nous l’annoncions hier soir, le sieur Jonathan Rivière a pris en fin de matinée la tête d’un convoi de camions chargés d’andains en direction du chef-lieu. Après une halte sur le chantier de la NRL, les râleurs (de roches) se sont rendus à la Préfecture et y ont ont été reçus. Le représentant de l’Etat n’a semble-t-il pas donné entière satisfaction à la poignée de manifestants, qui promettent de remettre ça demain. Le meneur, exploitant d’une carrière polémique à Saint-Leu, refuse le terme d’« opération-escargot » employé par les médias pour rendre compte de la « traversée » ; tout au plus concède-t-il un trajet effectué à la « vitesse de sécurité » de 60 kilomètres/heure.

En réalité, c’est bien une colonne de poids lourds qui a délibérément ralenti la circulation sur les voies départementales et sur la route nationale, avant de décharger sur le chantier de la route du littoral des matériaux qui n’avaient fait l’objet d’aucune commande. On peut donc encombrer l’axe princip a du pays, troubler un chantier, ralentir le trafic et l’économie sans revendication sérieuse, et néanmoins obtenir audience à la Préfecture d’un claquement de doigts...

Les marmailles à qui il arrive de « barrer le chemin » pour demander du boulot après des mois de galère, de promesses non tenues et d’annonces de contrats qui n’arrivent jamais ont, eux, droit aux gendarmes dans la demi-heure. Moralité : il est préférable d’être un propriétaire de gros camions et de saccager les bord’mer que d’être un ti Boyer à la recherche d’un travail...

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter