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Oté !

Maloya : référencé par la base mondiale de Discogs

29 juin 2017
7 Lames la Mer, Nathalie Valentine Legros
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Maloya ! Le 22 juin 2017, le site Discogs a intégré le maloya dans les styles de musique référencés sur sa base de données, la plus grande base de données collaborative de vinyles, CD, cassettes et DVD, représentant 80% des ventes du marché mondial. Cette « petite révolution » est le résultat d’une campagne menée pendant plusieurs mois par une poignée d’« activistes passionnés ». Oté maloya ! Prochain objectif : le salegy de Madagascar.

22 juin 2017 : le maloya devient un style référencé sur la base de données de Discogs.

Discogs : 10 millions d’internautes par mois


Discogs ? C’est un site internet consacré à la musique. Vous cherchez les références d’un disque, d’un artiste, d’un label, d’une chanson ? C’est probablement sur Discogs que vous trouverez toutes ces informations répertoriées.

« Le cœur d’activité de Discogs est la création d’une base de données sur la musique, auto-alimentée par ses utilisateurs. Plus de 358.000 personnes y ont déjà ainsi contribué », peut-on lire sur le site.

Pour continuer en chiffres, Discogs (diminutif de discographies) dispose d’un catalogue de près de 9 millions de références et plus de 5 millions d’artistes. 10 millions d’internautes en moyenne fréquentent le site chaque mois pour 3 millions d’utilisateurs. Discogs affiche un nombre de transactions évalué à 400.000 commandes par mois, soit environ 5 millions de ventes par an.

"Oté maloya", 19 perles de maloya électrique exhumées par "La Basse Tropicale" et éditées par "Strut Records" (partenariat "7 Lames la Mer"). Cette compilation a été l’une des premières répertoriées par la base de données de Dicogs sous la nouvelle référence "maloya".

Une plus grande visibilité


L’entrée du maloya dans les styles répertoriés par la base de données de Discogs est donc en soi une « petite révolution ». Au delà du symbole que chacun appréciera à sa manière, il est évident que cette officialisation (auparavant, les productions de maloya étaient — logiquement — « rangées » dans la catégorie « africaine ») confère une plus grande visibilité à cette musique de l’île de La Réunion et de l’océan Indien, qui, rappelons-le, est classée au Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’UNESCO, depuis 1er octobre 2009.

Déjà, il y a plusieurs mois, l’arrivée du « séga » dans le catalogue de Discogs avait, d’une certaine façon, ouvert la voie au maloya. Aujourd’hui, plus de 2.000 productions de ségas sont référencées sur le célèbre site.

Quant au maloya, il a vu son premier référencement le 22 juin, avec notamment la nouvelle compilation de « La Basse Tropicale » (DJ KonsöLe/Antoine Tichon et DJ Natty Hô/Dinh Nguyen) sortie par le label londonnien Strut Records : « Oté maloya », et compte à ce jour plus de 150 référencements.

Kevin Lewandowski, créateur de Discogs.
Photo Discogs.

Oté maloya !


Lancé en octobre 2000 par Kevin Lewandowski (DJ et programmateur), Discogs s’est d’abord consacré aux musiques électroniques, puis aux styles urbains pour finalement élargir son spectre à un véritable éclectisme. L’entreprise emploie une cinquantaine de personnes basées à Beaverton (Oregon/USA) et Amsterdam.

Depuis plusieurs mois, une poignée d’internautes passionnés de musique œuvrait sur le forum de Discogs en faveur de la création du « style maloya ». Des efforts et une ténacité qui ont fini par être récompensés. Oté maloya ! Le prochain objectif : le salegy de Madagascar ! Oté l’océan Indien.

NVL/7 Lames la Mer


Le site Discogs



Pour commander « Oté Maloya » :
Album disponible en CD, 2LP et en téléchargement sur les sites habituels.


Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
Twitter, Google+.

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
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