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Scène

« Maloya », au fondement et jusqu’à la fin

3 mai 2019
Esther Lobet Bedjedi
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Si vous ne l’avez pas encore vu, dès que l’occasion se présente, allez voir le spectacle « Maloya » de Sergio Grondin.


Le sentiment d’être vivante et d’exister tout simplement


L’autre soir, j’ai vu le spectacle « Maloya », dans le cadre du festival Komidi. J’y allais pour faire une sortie sympa avec mon chéri, pour découvrir notre voisin, Sergio Grondin, dans ce qu’il fait.

Nous en sommes ressortis bouleversés !

Je vais parler en mon nom. J’en suis ressortie bouleversée, touchée, nourrie, joyeuse avec le sentiment d’être vivante et d’exister tout simplement.


Une forêt d’arbres généalogiques


Si ce spectacle tourne autour de la question « le maloya c’est quoi ? » ; les réponses, la diversité des réponses offertes par les personnages que Sergio a interrogés et qu’il incarne avec une grande sensibilité (wahou, il est habité, traversé par l’essence de ces personnes bien réelles !) sont d’une grande profondeur.

Sur la scène, j’ai vu se dessiner des arbres, comme une forêt d’arbres généalogiques où chacun recherchait son histoire, tentait de préserver son authenticité, de se relier à ses racines, de trouver son identité.


On finissait par tous se retrouver au même endroit


Le vent qui soufflait dans les branches de tous ces arbres créait des sons, des musiques différentes à chaque fois, uniques... pourtant dès qu’on plongeait dans la terre, que l’on suivait les racines, on finissait par tous se retrouver au même endroit, à la même source, cette même nourriture qui nous alimentait tous c’était l’Amour.

Alors libre à chacun de nous de combattre, de défendre, de revendiquer son identité, son unicité, notre diversité, notre culture... chaque combat trouve sa raison d’être, sa justesse.


Ce qui sera là au fondement et jusqu’à la fin


Mais le plus important, ce qui ne bougera pas, ce qui sera là au fondement et jusqu’à la fin, ce qui nous reliera toujours aux autres et au monde, c’est l’Amour.

Merci Sergio pour ce spectacle émouvant et pertinent. Merci pour cet hymne à l’Amour.

Si vous ne l’avez pas encore vu, dès que l’occasion se présente, allez voir le spectacle « Maloya » !

Esther Lobet Bedjedi

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