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Mexique

Maïs créole contre maïs OGM

5 juin 2014
Geoffroy Géraud Legros
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Suite à une série de mobilisations animées notamment par le peintre Francisco Toledo, les autorités mexicaines ont annoncé l’exclusion des maïs transgéniques de la zone d’Oaxaca.

Le Premier maya issu du maïs originel, oeuvre de Fernando Castro Pacheco

« La position du maître Francisco Toledo est correcte », a déclaré la semaine dernière le porte-parole du SAGARDA (Secrétariat de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural), rapporte le média mexicain « Oaxaca 3.0 », annonçant qu’aucune variété de maïs transgénique ne serait utilisée dans la région d’Oaxaca.

Cette décision signe une victoire de taille pour la mobilisation contre la firme Monsanto et l’autorité agricole, qui se défend d’avoir encouragé la production de maïs transgénique dans le cadre de la « Croisade contre la faim » lancée début 2013 par le gouvernement fédéral.

Controversée, cette campagne est accusée par de nombreux porte-parole de la paysannerie et de la société civile de faire la part trop belle aux techniques polluantes de la « Révolution verte » et aux espèces génétiquement modifiées, et plus particulièrement à la firme « Monsanto », leader de l’agriculture transgénique.

En 2013, un ouvrage scientifique rédigé par Elena Alvarez-Buyla et Alma Pineyro-Nelson (« El maíz en peligro ante los transgénicos ») avait clairement établi les risques de dégradations que faisait courir à la santé publique et aux espèces locales le développement de cultures transgéniques.

Culture de maïs en milpa

La préoccupation porte plus particulièrement sur le « maiz criollo » (littéralement : « maïs créole »), cultivé selon la technique ancestrale des « Milpas » mayas, qui alterne haricots, maïs et courges.

C’est tant la défense de ce mode de production traditionnel et de la petite paysannerie que la protection d’une semence considérée comme « originelle » et auréolée d’une certaine sacralité qui ont mobilisé plusieurs pans de l’opinion, alertés par un collectif de scientifiques et par l’engagement de l’artiste Francisco Toledo, considéré comme le plus grand peintre mexicain vivant.

Après avoir délivré les premières autorisations de cultures transgéniques de 2009 à 2013, le Gouvernement, jusque-là ouvertement engagé au côté des multinationales, opère un premier recul.

Soucieuse de son image publique, l’entreprise « Monsanto » s’est de son côté dite prête à financer une « banque génétique » destinée à préserver la bio-diversité dans la zone symbolique d’Oaxaca.

GGL

« Chivo », une oeuvre de Francisco Toledo. Considéré comme le plus grand peintre mexicain vivant, l’artiste a porté la mobilisation contre la pénétration des cultures OGM dans le berceau du maïs originel.

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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