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2018 année Madoré

Madoré i bouge encore !

29 avril 2018
7 Lames la Mer
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2018 sera l’année Madoré ! Le 11 avril 2018 marque les 90 ans de la naissance du chanteur, en 1928. Le 31 décembre marque les 30 ans de sa disparition, en 1988. Mais depuis 30 ans, Madoré n’a cessé de ressasser : « La pas besoin croire moin lé mor »... Une vidéo sur le net le prouve pour ceux qui en douteraient : Madoré i bouge encore !


La stature intemporelle de Madoré


La silhouette de Madoré s’est définitivement installée dans la galerie des personnages populaires de la mémoire collective réunionnaise. De Célimène [1] à Francisco de Dacounias [2] en passant par Ti Quatorze [3], Madoré est à la jonction entre deux mondes, « à la charnière de la colonie et du département ». Mais la figure de Madoré reste étonnamment moderne, nimbée d’un caractère rebelle qui lui confère une stature intemporelle.

En cette année 2018 qui peut être instituée « année Madoré », la mémoire du chanteur de rue disparu à 60 ans est encore plus vive. Saluons ici l’initiative de quelques admirateurs réunis autour de l’image de Madoré : Henri Castelnau, Tony Manglou, François Orre, etc. Cela se passe au Vieux Domaine, dans un décor de Dani, avec un tableau d’Henri Castelnau inspiré d’une photo faite par Tony Manglou, avec une animation/réalisation de François Orre.

Oilà que li la retourne encore !

7 Lames la Mer

Source : inforeunion.



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Notes

[1Célimène Gaudieux (1807-1864) [17] officiait avec sa guitare pour les clients de son auberge dans les hauts de Saint-Paul. Connue sous le nom de « Muse des Trois Bassins », elle a fait l’objet d’un récit dans le « Voyage à l’Île de La Réunion » de M.L. Simonin, paru en 1861 : « Célimène improvise et chante à la fois ses vers en s’accompagnant à la guitare. Elle est, dit-elle, quelque peu descendante de Parny, mais c’est la satire et non l’élégie qu’elle cultive ».

[2Cafre Francisco (Francisco de Dacounias) vécut centenaire (1841≈1941). Immortalisé par le photographe André Blay (1914-1978), il chantait et jouait du bobre dans la rue pour quelques pièces. Il vivait à l’intérieur du tronc creux d’un grand tamarinier, angle des rues Milius et Tourette à Saint-Denis et inspira à Georges Fourcade (1884-1962) le célèbre séga « La chanson de Francisco ».

[3Ti-Quatorze (Léone Claire Lagarigue) participait à l’animation des rues de Saint-Denis par son comportement fantasque tant et si bien qu’« elle a inspiré poètes, écrivains, dessinateurs, chanteurs ». L’acteur Gérald Coupama l’a incarnée dans une pièce de théâtre intitulée « À moins même Ti-Quatorze » écrite par Sully Andoche. Téhem la croque avec finesse dans son album de bande dessinée : « Quartier Western ».

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