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Opinion

Louisa Lafable : La Réunion, sous la fournaise d’une rêvolution*

30 novembre 2018
Louisa Lafable
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L’île réunionnaise fournaise encore et depuis toujours sous le spleen d’une partie de la population mise sous pression et tension, d’une vie aucunement « libre-égalitaire-et-fraternelle ». Sa dignité souvent contestée, est rarement respectée dans l’Hexagone. Badine pas ek Zindiniés rénionés ! Nou osi nou mérit Respè.

Louisa Lafable : * Contraction des mots « rêve » et « évolution » = Rêvolution.

La marche royale et déloyale à suivre...


Son « Vivre-ensemble » étiqueté en carte postale pour attrape-Touriste-je-m’enfoutiste, fans d’exotisme et de films subventionnés.

Le favoritisme colonial dicte, sous la terreur, depuis des siècles, sous couvert maintenant d’Europenseurs, la marche [royale et déloyale] à suivre, sous le joug des chapelets de contraventions, RSA, [sous]emplois aidés, subventions, ou autres sigles à connotation misérabiliste.

Nos élites prisonnières de leurs titres et protocoles, bien cravatées, ont déserté les tribunes de la parlementocratie théâtralisée, bien épuisées de s’égosiller devant une assemblée de sourds-et-muets, ne délaissant aucunement le tapis rouge ni les buffets, quand il s’agit de se faire remarquer devant monsieur le préfet, ou pour voter.

"Revolution", Burhan Marius.

Rêve de diplômes et de titres « ailleurs »...


Les robes blanches, noires et rouges règnent en toute autorité, de mauvaise foi, se dérobant au jugement équitable, pourvu qu’il y ait sanction et surtout la case prison « pour ses pauvres cons ! ».

« Les sauvages ou les indigènes, ayant toujours tort ! », doivent leur ultime survie à la bienveillance de leur famille.

La jeunesse réunionnaise rêve de diplômes et de titres « ailleurs ». Alors qu’ils pourraient très bien travailler chez eux, entreprendre bien des projets majeurs et participer ainsi à l’effort collectif, les jeunes Réunionnais se trouvent souvent obligés de s’expatrier pour de meilleures opportunités.

Ceux qui restent n’ont que pelle, pioche, soubik et bertel pour écumer leurs pensées d’horizon bleu-blanc-rouge, tels des chevaux au galop courant vers l’indéniable précipice. Au final, déprime programmée [sur]médicamentée...

Photo : MGL.

« Tension, carias dan filé la limièr ! »


Où sont nos véritables forces de propositions durables ?

Nos matières grises, bien proches du virus du pouvoir, croient pouvoir mieux embrasser la lumière [mais risquent fort de se brûler] — « Tension, carias dan filé la limièr ! ».

Au fait, à quand un préfet réunionnais, bien au fait de nos réalités ? Peuple réunionnais, nous nous devons de RAYONNER, il en va de notre destinée.

Louisa Lafable
Poète réunionnaise

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