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1986...

Les Flamboyants : le premier feuilleton TV pays a 30 ans !

12 avril 2016
Nathalie Valentine Legros
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Connaissez-vous « Les Flamboyants » ? C’est un feuilleton réunionnais, tourné en 1986... à La Réunion et avec des acteurs réunionnais ! Faute de moyens, seuls deux épisodes ont été réalisés. Aujourd’hui, 30 ans plus tard, vous pouvez (re)découvrir ces deux épisodes : « La Comète » et « Kari-Poulé ». Vous y retrouverez notamment Arnaud Dormeuil, Lolo Kichenin, Baguette, Thierry Jardinot, Marcel Coupama... mais aussi un car courant-d’air, une Méhari, la discothèque « Le Circus », le bar « Chez Marcel »...

La voix pétillante d’Arnaud Dormeuil (alias Carlos) ouvre le premier épisode du premier feuilleton réunionnais : « Les Flamboyants ». Nous sommes en 1986. L’épisode s’intitule « La Comète » [1].

Une voix — alors bien connue des Réunionnais — répond à Arnaud Dormeuil. C’est celle de Lolo Kichenin (Axel Kichenin) qui campe un Bichique inspiré du personnage de Bibique [2].

La caméra se faufile sur un sentier de sable du bord de mer. Les deux compères, à la recherche d’un trésor de pirate, s’en vont creuser de nuit sur la plage...

Ainsi démarre le premier épisode du premier feuilleton péï, destiné à la télé et tourné il y a 30 ans, en 1986 : « Les Flamboyants ».

Ce feuilleton, malheureusement, ne comptera que... deux épisodes (25 minutes chacun) au lieu des dix prévus — dans un premier temps — par le metteur en scène et scénariste du théâtre Vollard, Emmanuel Genvrin. Ou plutôt deux « pilotes » réalisés avec l’espoir que la télévision publique locale ouvrira son antenne aux « Flamboyants ». En vain.

Le feuilleton « Les Flamboyants » entendait inviter le téléspectateur à suivre « les tribulations d’un groupe de jeunes Réunionnais branchés, explique l’auteur, Emmanuel Genvrin. Nous avons tourné deux épisodes avec la société de production Rivic : « La Comète » et « Kari-Poulé ». Malheureusement l’heure n’était pas aux productions péï : ce fut un coup d’épée dans l’eau ; producteurs et diffuseurs se sont défilés. Quelques mois plus tard, nous étions expulsés du Grand Marché et avions d’autres chats à fouetter ».

"Les Flamboyants", 1986. A suivre...

« Les Flamboyants » ? Une intrigue rigolote et légère. Une ambiance de fête qui fleure bon les désormais mythiques années 80. C’est coloré et trépidant... mâtiné d’une forme d’insouciance. Dans les Walkmans, Sabine Paturel susurre ses « Bêtises » et Lio chante « Les brunes comptent pas pour des prunes ».

Quelle émotion de voir défiler sur l’écran La Réunion d’il y a 30 ans, l’église Saint-Gabriel de la Montagne, le tour des Roches, le cap de la Marianne, la rue Maréchal Leclerc, la rue de Paris, la rue Sainte-Anne, le chemin sous les filaos de l’Ermitage...

On retrouve aussi, non sans une pointe de nostalgie, le bar « Chez Marcel », la Méhari, le car courant-d’air... Et puis, les visages de ceux que la mort nous a enlevés : le petit Arnaud Dormeuil, le grand Baguette (Emmanuel Genvrin les réunira sur scène dans la pièce « Run Rock » créée en 1987), Marcel Coupama...

De dos, Baguette. A sa droite, Yun Chane, brandissant un piqueur pour le ranger dans la camionnette avec les autres instruments de musique de la troupe "Kari-Poulé". "Les Flamboyants", 1986.

Le premier feuilleton péï nous promettait de l’humour, de la musique, de l’amour, des rebondissements, des chansons, des dialogues alternant entre créole et français et de l’action ! Mais voilà, seuls deux épisodes sortiront de la table de montage.

Le tournage de ces deux épisodes — financés par le conseil général et le Crédit Agricole — coûtera 20.000 francs. Plus de 60 comédiens locaux [3] sont embarqués dans cette aventure... sans lendemain.

Nous sommes en 1986. Cela fait alors seulement une vingtaine d’années que La Réunion connaît la télévision [4]. Au début de l’aventure audiovisuelle réunionnaise, l’île ne compte que 500 téléviseurs, principalement dans les couches aisées de la population.

Carlos (Arnaud Dormeuil) a-t-il trouvé le trésor d’un pirate ou d’un gangster ? "Les Flamboyants", 1986.

Certains, parmi ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un poste de télévision, vont glaner à la nuit tombée une dose cathodique devant le magasin d’un célèbre vendeur d’électroménager de la rue Maréchal Leclerc en regardant l’« écran magique » disposé derrière la vitrine.

« Pour mon l’anniversaire, Mario l’a acheté un télévision... Bouscule, bouscule pas, ti Zarab, mon mari l’a dit, Bouscule, bouscule pas, ti Zarab, va paye ton crédit », chantait Michou au milieu des années 70, décrivant une réalité réunionnaise répandue : un couple pauvre — le mari « na point métier, nous l’est misère, li fait le pêcheur » — qui s’endette afin d’acquérir la « boîte magique ».

À la même époque, des démarcheurs de passage et sans scrupules écument les écarts de l’île, n’hésitant pas à vendre à crédit des téléviseurs à des familles pauvres dans des cases sans électricité !

Saint-Denis, quartier de La Source. "Les Flamboyants", 1986.

Pendant plusieurs années, les Réunionnais se sont contentés d’une seule chaîne de télévision qui n’émettait que quelques heures par jour et les envoyait au lit à 21h30 après « La Marseillaise ». Enfin... les Réunionnais qui avaient les moyens !

À cette époque, le poste de télévision n’entre que dans quelques maisons aisées ; de plus il se trouve de rares privilégiés, bien équipés, qui parviennent à capter la télévision mauricienne.

Mais le téléviseur n’a pas encore fait sa percée dans les quartiers populaires.

Encart publicitaire dans la presse réunionnaise. Novembre 1986.

Le 23 décembre 1983, un second canal de télévision (RFO 2) voit le jour mais ne diffuse que quelques émissions d’Antenne 2 en différé. L’année suivante, la publicité fait son apparition sur le petit écran [5]... et le 14 mars 1986, une nouvelle chaîne entre dans les foyers et les coeurs réunionnais [6] : « Télé Freedom » qui émet sans autorisation et bouleversera littéralement le champ audiovisuel de l’île.

Cinq ans plus tard, une véritable lame de fond populaire, soulevée par la colère et la misère, déferlera sur Saint-Denis, lorsque le matériel de « Télé Freedom » sera saisi, provoquant des émeutes au Chaudron : pillages, incendies, saccage des symboles de la société de consommation, affrontements...

On ne saura jamais exactement combien de Réunionnais ont perdu la vie aux cours de ces terribles émeutes.

La célèbre Méhari. En haut à gauche, rue Sainte-Anne, devant le temple chinois. En bas à gauche, rue Maréchal Leclerc, devant la mosquée. A Droite, quittant l’aéroport. "Les Flamboyants", 1986.

Mais revenons en 1986... Déjà le 13 septembre 1986, pas moins de 10.000 personnes manifestent au Barachois — sous les fenêtres de la télé publique — pour soutenir Freedom.

Désormais la télévision fait partie intégrante de la vie sociale réunionnaise. Les programmes proposés sont pourtant pauvres [voir en exemple, le programme télévisé du 1er octobre 1987, dans l’encadré à la fin de cet article] si l’on se réfère à l’offre dont bénéficient aujourd’hui les Réunionnais.

En 1986, ce sont donc les séries américaines — « Santa Barbara », « Dynastie »... — qui squattent les écrans réunionnais. Ces sagas sans fin — à l’image de « Dallas », « Côte Ouest » et compagnie — font l’apologie du dollar, du pétrole et des intrigues mesquines d’une société américaine ethno-centrée et désoeuvrée par tant de richesse et qui passe le plus clair de son temps à faner des ladi-lafé et fomenter des coups bas.

Séquence filmée dans le célèbre bar nocturne, "Chez Marcel", situé derrière le Prisunic et qui fermera malheureusement ses portes en avril 1991.
Photo en haut à gauche : de dos, l’acteur Christian Ritter (par ailleurs mime), interprète un gangster. Il entre chez Marcel.
Photo en bas à gauche : le gangster n’est pas le bienvenu chez Marcel : il est expulsé par un videur et atterrit sur la chaussée, quatre fers en l’air, devant sa Mercédès.
Photo à droite : "Chez Marcel". Debout, Emmanuel Genvrin (Texas), en rouge Yun Chane (Yin - par ailleurs danseuse et chorégraphe) qui discute avec Marcel Coupama, tenancier de l’établissement. Au fond, Michel Caubet.

Ces séries américaines rencontrent un succès phénoménal même si elles font pâle figure auprès des feuilletons qui les ont précédées sur le petit écran tels que : « Les envahisseurs », « Mission impossible », « Les incorruptibles », « Chapeau melon et bottes de cuir », « Columbo », « Mannix », « Le prisonnier », « L’homme de fer »...

Dans La Réunion de 1986 où se multiplient les cabines téléphoniques (à pièces) et qui découvre le minitel, les productions audiovisuelles réunionnaises sont une denrée rare.

Une chose est certaine : jusqu’alors, aucun feuilleton péï n’était venu se mesurer à l’audimat... Pourtant, les Réunionnais aiment les feuilletons et avant la télé, c’est l’oreille collée au transistor qu’ils suivaient « Noële aux Quatre Vents ».

Le regretté Arnaud Dormeuil (décédé en 2008) dans le rôle de Carlos et Huguette Amounie en Expédite. Sur le tournage de "Les Flamboyants", 1986. Source : vollard.com

Alors, franchement, le feuilleton « Les Flamboyants » ne pouvait être que le bienvenu dans le paysage audiovisuel réunionnais de 1986 ! Et même au-delà.

Ne doutons pas une seule seconde que les Réunionnais se seraient vite transformés en fans de Carlos (Arnaud Dormeuil), Yin (Yun Chane), Expédite (Huguette Amounie), Max (Emmanuel Cambou), Miracle (Nicole Angama), Debbie (Rachel Pothin)...

Ne doutons pas qu’ils auraient attendu avec impatience chaque fois l’épisode suivant. Ne doutons pas que les intrigues et les rebondissements auraient alimenté les conversations. Ne doutons pas que les principaux acteurs seraient devenus de véritables « vedettes péï ».

Pour le tournage du feuilleton "Les Flamboyants", la boîte de nuit "Le Circus" à l’Ermitage, à côté de "La Bobine", s’est transformée en night-club "La Comète". 1986.

En 1986, le théâtre Vollard, installé depuis cinq ans au Grand Marché de Saint-Denis, confirme son succès populaire et diversifie son champ d’action en organisant par exemple le « Grand Marché du théâtre » pendant une vingtaine de jours, premier festival de théâtre réunionnais, rassemblant 17 troupes de l’île.

Vollard s’envolle ensuite pour une tournée de deux mois en France et aux Antilles avec notamment la pièce « Colandie ». Dans la catégorie « théâtre jeune public », notons la création de la pièce « Tyé set, bles katorz ».

La troupe enchaîne ensuite sur les représentations de la pièce de Beaumarchais « Le barbier de Séville », mise en scène par Henri Ségelstein. Suivent le théâtre d’objets avec Manarf, de la danse contemporaine avec la Compagnie Yun Chane, les répétitions de « Nina Ségamour » pour une reprise prévue début 1987...

À ce résumé des grandes lignes vollardiennes de cette année 1986, il faut donc ajouter le tournage du premier feuilleton péï : « Les Flamboyants ». Bref : pas le temps de s’ennuyer !

Thierry Jardinot à l’aéroport, en guide touristique et bègue. "Les Flamboyants", 1986.

« Tout allait bien, explique Emmanuel Genvrin, directeur du théâtre Vollard et metteur en scène du feuilleton « Les Flamboyants », et nous ne nous sommes pas rendu compte que ce succès indisposait le pouvoir en place et gênait les confrères car on disait de nous que nous « monopolisions » le public. (...) Nous avons été naïfs... Les autorités nous incitaient constamment à solliciter de l’argent privé. Nous en avions trouvé pour « Les Flamboyants », avec le Crédit Agricole de La Réunion. Dès que le conflit a éclaté avec la mairie, la banque s’est retirée. Autre naïveté : nous ne savions pas que l’audiovisuel était la chasse gardée de prétendus « professionnels » jaloux et liés au monde politique. Le feuilleton « Les Flamboyants » a été rapidement « bloqué » par le milieu ».

Avant la déferlante des telenovelas qui toucheront « tardivement » La Réunion [7], il y avait largement de la place pour un vrai feuilleton péï sur la télévision pubique. Juste une question de volonté... Une question politique aussi.

Pierre-Louis Rivière, (acteur, auteur, écrivain), pinceau à la main, sur le tournage de "Les Flamboyants", 1986. La boîte de nuit "Le Circus", près de la Bobine, se transforme en night-club "La Comète" pour les besoins du premier "feuilleton péï". Source : Vollard.com

Voilà donc une belle aventure artistique et culturelle tuée dans l’œuf. Une aventure réunionnaise. Une aventure péÏ. Faite de talents, de passion, d’improvisation, avec les moyens du bord et un ingrédient fabuleux : une bonne dose d’enthousiasme.

Heureusement, les archives du théâtre Vollard nous permettent, 30 ans après, de retrouver les deux épisodes de ce mythique feuilleton !

Ainsi vous pouvez faire l’acquisition des deux épisodes des « Flamboyants » réunis sous la forme d’un DVD (27€) — avec un bonus en prime — en vous connectant sur le site vollard.com ou en cliquant directement ICI.

Car courant-d’air sous les filaos de l’Ermitage. "Les Flamboyants", 1986.

« Sur un plan artistique, ce ne furent que de bons souvenirs, confie Emmanuel Genvrin. Tournage « Chez Marcel », la discothèque sur la plage, le raidillon de La Source, la case Lajoinie à La Montagne, le car courant d’air récupéré à Saint-Pierre, l’aéroport, le moucatage de « Kalou Pilé », etc. Et tous les acteurs de l’époque, enthousiastes : Baguette [8], Yun Chane, Thierry Jardinot, Lolo Kichenin, et tous ceux de Vollard qui se sont prêtés au jeu. Ce fut aussi la première prestation télévisée de Serge Dafreville avec son groupe folklorique de l’époque, “Bouge coco ».

Tournés en 1986, les deux épisodes du feuilleton « Les Flamboyants » ne rencontreront finalement les téléspectateurs réunionnais qu’en 2013, à l’occasion d’une diffusion (et rediffusion) sur « Télé Kréol », la télévision de Thierry Araye.

Nathalie Valentine Legros

De gauche à droite... Une partie des acteurs du premier feuilleton réunionnais : "Les Flamboyants".
1ère ligne : Thierry Jardinot, Yun Chane, Christian Ritter, Huguette Amounie, Arnaud Dormeuil, Nicole Angama, Emmanuel Genvrin, Emmanuel Cambou.
2ème ligne : Emmanuel Cambou, Nicole Angama, Lolo Kichenin, Dominique Carrère, Arnaud Dormeuil, Sophie Rollo et Rachel Pothin.

Santa Barbara : Adolfo Martinez et Marcy Walker.

Voici le programme de télévision proposé aux Réunionnais le jeudi 1er octobre 1987. On notera qu’à l’époque, RFO 1 n’ouvrait son antenne qu’à 16h33. Tandis qu’à l’autre bout de l’océan Indien, les Seychelles avaient opté pour la formule : « télévision le week-end »...

SUR « RFO 1 »

  • 16h33 : « Sur la piste du crime »
  • 17h21 : « Paniques sur le 16 »
  • 18h21 : « Cap danger, L’enlèvement »
  • 18h49 : « Récré A2 »
  • 19h04 : « Santa Barbara » [« soap opera » américain]
  • 19h21 : « Inspecteur Gadget » [dessin animé]
  • 19h32 : « Des chiffres et des lettres » [Éternel jeu télévisé créé en 1965]
  • 20h : Journal
  • 20h35 : Flash ANPE
  • 20h40 : « L’heure de vérité » [Émission politique dont l’invité n’était autre que François Léotard, alors ministre de la culture et de la communication.]
  • 21h55 : télé-club
  • 23h30 : « Corps vivant »…

Dynastie

Sur « RFO 2 », les émissions démarraient ce jour-là à 16h44 et proposaient notamment un feuilleton d’Alfred Hitchcock à 19h05 et la série américaine « Dynastie » à 20h40.

Quant à Télé Freedom, ce jeudi 1er octobre 1987, elle ouvrait son antenne à 19h45 par « Info 13 », tranche d’information produite localement avec de jeunes journalistes et présentée par Guillaume Alexandre.

À 20h15, place à « Télé Marmailles » dont le titre indiquait clairement qu’il s’agissait là aussi d’une émission réunionnaise.

20h30 : c’était l’heure du « Western spaghetti » avec « Arizona Colt », film italien de Michele Lupo datant de 1966.

À 22h20, on pouvait même assister au « Concours international d’obstacles » de 1983…

À noter que les vendredi et samedi soirs, Télé Freedom proposait après minuit des films réservés aux adultes : « Les folles nuits de Justine » et « Chaleurs suédoises » (film X).

Sources principales :
  • Site du Théâtre Vollard
  • Le Magazine de l’océan Indien, 1987
  • Micro Climat, 1986
  • Archives personnelles « 7 Lames la Mer »

Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
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Notes

[1En 1986, l’actualité est tournée vers le ciel pour scruter le passage de la comète de Halley qui ne « rend visite » à la Terre que tous les 76 ans. Cette fois, c’est dans l’hémisphère Sud que la comète de Halley se donne en spectacle. Ainsi en avril 1986, de nombreux rendez-vous sont organisés à travers l’île pour observer la comète. Le prochain passage de la comète de Halley sera en 2061.

[2Bibique, alias Joseph Tipveau, célèbre chasseur de trésor tragiquement décédé en 1995.

[3Arnaud Dormeuil, Lolo Kichenin, Yun Chane, Sophie Rollo, Emmanuel Genvrin, Rachel Pothin, Huguette Amounie, Emmanuel Cambou, Nicole Angama, Dominique Carrère, Christian Ritter, Patrice Cantina, Yvon Chan Kui, Frédérique Cheynet, Éric Mazuy, Michel Brès, Gilles Lauret, Nicolette Zitte, Thierry Jardinot, Josette Bertrand, Nathalie Rivière, Corinne Giraud, Maryse Lauret, Thierrey Brière, Marc Dubreuil, Alex Gador, Pierre-Louis Rivière, Dominique Deshayes, Patrick Huget (Baguette), Kelly Sabadel, Joël Sabadel, Frédérique Sabadel, Hélène Corré, Olivier Quintar, Murielle Quintar, Annick Calciné, Ulysse Rivière, Joachim Rivière, Roxana Viama, Marcel Coupama, Bernard Gonthier, Thierry Madeleine, Bebe Fong-Kiwok, Nicole Leichnig, Louis Lahope, Helène Caubet, Michel Caubet, Luçay Festin, Serge Dafreville et le groupe « Bouge Coco », etc.

[4La télévision voit le jour à La Réunion, le 24 décembre 1964.

[5Le théâtre Vollard participe d’ailleurs au premier spot publicitaire en créole : « Voisins i veille anou », qui connut un succès extraordinaire.

[6Entre temps, la télévision s’est démocratisée et de plus en plus de ménages défavorisés possèdent un téléviseur.

[7La télévision brésilienne diffuse la première telenovela, « Sua Vida me Pertence », de Walter Forster le 18 septembre 1950.

[8Baguette se nommait Patrick Huguet. Créateur en 1984 de la compagnie de marionnettes « Koméla », créateur en 1986 du festival « Tempo » à Saint-Leu... Baguette devait son surnom à sa taille : 2m10. Il est mort à 44 ans, en l’an 2000.

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