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Histoire vraie

Les 46 prisonniers de la Pointe-des-Galets

15 décembre 2018
7 Lames la Mer
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Le 15 décembre 1925, « La Havraise » quitte le port du Havre, destination l’océan Indien. Après une traversée chaotique, elle fait enfin son entrée dans le port de la Pointe-des-Galets le 31 mars 1926. Mais le cauchemar continue de plus belle et rien ne sera épargné aux 46 hommes à bord. Pas même la peste.

“La Havraise” par Pierre Griffe. Cargo de 60.000 tonnes, 117m de long, 14,5m de large, 8m de creux.

Le dernier voyage de « La Havraise »


15 décembre 1925. C’est le jour du grand départ au port du Havre. Destination : l’océan Indien et le port de la Pointe-des-Galets. Escales : Bordeaux, Oran, Alger, Marseille, Port-Saïd, Suez, Djibouti, Majunga, Tamatave, Mananjary et La Réunion.

« La Havraise », navire de la flotte de la Compagnie havraise péninsulaire créée en 1882, a été construite au tout début du XXème siècle et elle s’apprête à faire le plus long [et dernier...] voyage de sa carrière.

A bord, 46 hommes. A l’aller, un chargement de 3000 tonnes de charbon pour le chemin de fer de La Réunion, et diverses marchandises ; au retour du sucre et du rhum. Durée moyenne du voyage aller-retour : 4 mois… Mais l’histoire en décidera autrement et les protagonistes de cet étrange voyage seront en fait les « 46 prisonniers de la touchante Havraise ».

A gauche, le livre de Pierre Griffe. A droite, le commandant de “La Havraise”, Léon Grenier.

A bord : des blessés, des malades, un passager clandestin...


Dès le début, la traversée est chaotique : tempête, avaries, coups de vent, trombe, échouage sur les hauts fonds sableux du canal de Suez, violent orage au large de Nossi-Bé, feu de Saint-Elme [1]… A bord, il y a des blessés, des malades, un passager clandestin, etc.

« La Havraise » fait finalement son entrée au port de la Pointe-des-Galets le 31 mars 1926, soit 106 jours [3 mois et 16 jours] après avoir quitté le Havre.

Son retour en France est prévu pour le mois de juin 1926. Mais les éléments en décideront autrement… Le capitaine Pierre Griffe raconte cette étrange mésaventure dans son livre « La ballade des Galets ». Extraits…


Un sinistre nuage rougeâtre nous passe dessus

18 avril 1926 : Les jours d’escale s’écoulent dans la chaude caresse du soleil et la clarté nacrée des nuits tropicales. Soudain, notre baromètre amorce une baisse importante. La chaleur est suffocante, les oiseaux s’affolent et sentent le danger ! (...)

Tout travail à bord et sur les quais est suspendu. Les dockers sont partis, une partie de la population fuit vers la campagne, la vie en ville est arrêtée, il règne un calme absolu ! (...)

Sur la plage proche, la houle s’écrase avec fracas, rompant le silence. Et fuyant devant le cyclone, un sinistre nuage rougeâtre nous passe dessus comme une trombe, éclairant le navire de sa teinte de sang et fouettant le port de violentes rafales. Celles-ci précèdent une pluie torrentielle et continue.

Le port de la Pointe-des-Galets.
Début des années 1930.

Des wagons de charbon chavirés


L’ouragan éclate avec un bruit de coup de canon. Des brouillards d’eau s’élèvent en tourbillons dans un vent terrible qui cingle le visage. Sur l’appontement, le navire s’est légèrement couché après de forts grincements. Plusieurs amarres se rompent.

Sur les quais, les toitures des hangars volent en éclats, les filaos sont déracinés, des wagons de charbon sont chavirés, des grues abattues.

Nuit du 19 au 20 avril : Vers minuit, après 6 heures de furie, l’ouragan s’apaise, les étoiles apparaissent, on respire mieux. Mais ce n’est que momentané. (...) Et tout à coup vers 2h, tout recommence de plus belle. Nous avons pu, durant l’éclaircie, changer les amarres et modifier les portages mais le commandant est contraint, cette fois, de mettre la machine en marche pour les soulager. La température est suffocante. La pluie déverse ses cataractes sans arrêt. (...)


Le météore a semé la mort


Aube du 20 avril : Après une nuit du lutte, le soleil se montre, éclairant un ciel garni de nimbus de couleur orange. Si « La Havraise » sort de l’aventure à peu près indemne, par contre, c’est une véritable catastrophe pour le pays, le météore ayant semé la mort et la dévastation ! La petite ville [du Port] est détruite en partie, le viaduc du chemin de fer qui traverse la rivière des Galets a été emporté, des récoltes ravagées, les champs de canne à sucre et les plantes à essence renversés, etc. (...)

Mauvaise nouvelle : la jetée sud a disparu entraînant dans la passe une certaine quantité de galets qu’elle retenait. Heureusement, l’« Henri-Boutteville », drague neuve venant de Nantes par ses propres moyens, réussit à entrer au port (de justesse !).

Hélas ! Dans la nuit, un violent raz-de-marée achève de mettre à mal la jetée endommagée par les avalasses de la rivière des Galets. On peut désormais traverser avec de l’eau jusqu’aux genoux. « La Havraise » est donc bel et bien embouteillée !

Le commandant Grenier sur l’alignement de la passe obstruée par les galets. A gauche,
on aperçoit la vieille drague “Bricca”.

Un joli bras de jeune femme dans un bocal


Le dimanche 25 avril, Pierre Griffe rejoint Saint-Denis par le train. Il arrive sur la place du Barachois alors que l’on dévoile la statue de Roland Garros. « A ce moment, se détache de la tribune, une dame grande et mince, encore jeune, vêtue de noir ; elle se dirige vers la statue, soutenue par une personne qui porte un gros bouquet de fleurs blanches à large bordure bleue avec au centre, en fleurs rouges, ces mots : “A mon fils chéri” ».

Pierre Griffe parcourt les rues de Saint-Denis, passe devant la maison natale de Juliette Dodu, visite le muséum d’histoire naturelle au sein d’un « pittoresque jardin botanique » où on lui montre « un bocal renfermant dans de l’alcool un joli bras de jeune femme, dont la main intacte porte une alliance à l’annulaire. Il a été trouvé dans le ventre d’un requin pêché à l’appontement du Barachois sans que jamais on n’ait pu découvrir l’origine du drame ».

Puis, c’est le retour au port de la Pointe-des-Galets où les nouvelles ne sont pas bonnes : la drague « Boutteville », allégée au maximum pour son voyage, est arrivée sans ses godets ; ceux-ci sont attendus par le « Ville de Metz » qui n’arrivera pas avant un mois !

« La Havraise » est au port de la Pointe-des-Galets depuis 25 jours.

25 avril 1926 : Pierre Griffe arrive au Barachois alors que l’on dévoile la statue de Roland Garros.

Les café sont pleins, les rues pavoisées

16 juin 1926 : Le « Ville de Metz », porteur des précieux godets destinés à équiper la drague « Boutteville », est enfin en rade.

Début juillet : l’« Henri-Boutteville » prend position dans l’avant-port, à la conquête de notre liberté, et commence à dégager le chenal des galets qui empêchent le passage des navires.

14 juillet [« La Havraise » est au port de la Pointe-des-Galets depuis 105 jours, soit 3 mois et 14 jours]  : C’est dans l’optimisme que la Pointe-des-Galets fête le 14 juillet. Les rues sont pavoisées, la foule des grands jours est dehors, partout des pavillons et des lampions, les café sont pleins et il y a bal à la mairie ; le soir, cinéma en plein air. « La Havraise » est également sous le grand pavois et, à midi, les longs coups de sifflets des bateaux ajoutent à la joie de la foule en liesse. (...)

La drague “Henri-Boutteville” (II).

A l’intérieur de cette mare à moustiques...


15 juillet : Coup de vent dans la nuit. Le « Ville de Metz », toujours sur rade, a perdu ancre et chaîne et a dérivé, heureusement vers le large, frôlant « Le Condé ». Puis, un petit raz-de-marée est venu anéantir tout le travail fourni depuis 15 jours par l’« Henri-Boutteville ». La passe, à nouveau, est réduite au minimum, seuls les chalands peuvent passer. Nous sommes en pleine mauvaise saison, époque où les raz-de-marée sont fréquents.

A bord de « La Havraise », amarrée à l’intérieur de cette mare à moustiques, déserte et abandonnée comme une épave, tout est mort et pitoyable. La tristesse envahit les cœurs…

7 août 1926 [« La Havraise » est au port de la Pointe-des-Galets depuis 129 jours, soit 4 mois et 7 jours]  : Au Port, c’est la malédiction : tempête mettant « Le Condé » en situation périlleuse sur rade et empêchant « Le Chambord », venant de Maurice et rentrant en France, d’embarquer ses passagers. Des vagues énormes déferlent sur la jetée et sur les galets de la passe : la drague ne peut plus travailler. Le mât de signaux a hissé les pavillons « UQ » (mer grosse, tempête). Après 48h de ce temps et un raz-de-marée — le plus terrible que nous ayons vu depuis que nous sommes embouteillés — la passe est de nouveau bouchée…

"La Havraise".

Sortir de cette souricière !


Le commandant est déchaîné. Depuis le début des évènements, il multiplie ses conseils, frappe à toutes les portes. (...) Il agit auprès du directeur du port, du gouverneur lui-même, afin qu’on lui fasse confiance et qu’on l’écoute pour sortir de cette souricière !

C’est alors qu’un matin, dans le journal local, paraît l’immortelle « Ballade des Galets »...


La Ballade des Galets


Dans ce port de désespérance
Qui pour moi est une prison
La nuit, parfois dans le silence
Je sens divaguer ma raison.
Car, j’entends sur la plage immense
Les cailloux ronds et les palets
Rythmer leur satanique danse
C’est la ballade des Galets !

Et parfois, traînant ma souffrance
Torturé par l’âpre chanson
Je me lève et dans la nuit dense
Je vais rêvant à ma façon ;
Mais tandis que le vent balance
Les filaos échevelés
Les cailloux roulent en cadence
C’est la ballade des Galets !

A droite, le Commandant Léon Grenier
sur la passerelle de “La Havraise”.

Chaque jour augmentant l’absence
On redit la même oraison !
“Quand donc reverra-t-on la France ?
“Sait-on même en quelle saison ?”
Et cependant la drague en lance
Brutalement des chapelets
De cailloux ronds ! Cette abondance !
C’est la ballade des Galets !

Roi, Prince ou Duc de la finance
Enlève cailloux et galets.
On te renverra leur faïence
C’est la ballade des Galets !

Noël Reinerg (Léon Grenier, commandant de « La Havraise »)


Rires et pleurs


« La ballade » a un grand retentissement dans l’île. La population en a beaucoup ri avant d’en pleurer… Elle est au courant maintenant. Angoissée par la situation du port, elle a l’impression qu’en raison de la quantité de galets à draguer dans une passe sans cesse dévastée par les coups de vent et les raz-de-marée, le travail est sans issue.

La campagne sucrière va bientôt commencer : si les propriétaires ne peuvent exporter leurs produits, c’est la ruine et la misère dans l’île...

Les deux dragues — la « Boutteville » secondée par la vieille « Bricca » remise en état tant bien que mal — s’activent au maximum pour tenter de dégager l’entrée du port.

1926. Entrefilet dans le journal "Madagascar".

Le « Ville d’Oran » amène la peste


26 août 1926 : Petit espoir. Une goélette arrive de Tamatave, chargée de 200 tonnes de riz, denrée indispensable. Par contre, un grand trois mâts finlandais, le « Fawell », arrive d’Australie avec 3000 tonnes de farine : il va mouiller sur rade de Saint-Paul en attente.

30 août 1926 : Contre-ordre pour nous. Tout ce que nous avons chargé de sucre et de rhum en juin dernier est débarqué de manière à tenter une sortie complètement lège. Les cales sont ouvertes et « La Havraise » revient à la vie avec le bruit familier des treuils et le pointage dans les cales.

On a presque le sourire (...) vite dissipé par une triste nouvelle : la peste fait son apparition. Le « Ville d’Oran », arrivé depuis quelques jours sur rade, a la peste à bord. L’intendant est mort, le boulanger et le cambusier ont été envoyés en observation au lazaret de la Grande Chaloupe, après quoi le navire est parti d’urgence à Maurice pour être désinfecté.

Le paquebot “Ville d’Oran”.

La peste gagne du terrain


Cela fait 5 mois que « La Havraise » est prisonnière du port de la Pointe-des-Galets. On commence à envisager le désarmement du navire et le rapatriement de son équipage. Le mois de septembre s’écoule…

10 octobre 1926 [« La Havraise » est au port de la Pointe-des-Galets depuis 193 jours, soit 6 mois et 10 jours]  : La foule a envahi le port. Sur rade, se trouve le paquebot « Amiral Pierre » qui arrive de France. Il opère le débarquement de ses passagers à l’aide des remorqueurs. Et j’assiste à une arrivée extraordinaire, celle de l’ex-chef riffain, Abd-el-Krim, envoyé à La Réunion en résidence surveillée. Il est vêtu d’une longue gandoura blanche avec capuchon, entouré de son frère, de son harem et de plusieurs enfants. Un groupe d’autos embarque tout ce beau monde qui se dirige vers le Château Morange, agréable maison de campagne de la banlieue de Saint-Denis. (...)

A bord, le climat est tendu. « La Havraise » a payé un douloureux tribut aux évènements : hôpital, morgue, cimetière, lazaret, prison, désertions se sont succédé. Quant à la peste, elle gagne du terrain ; Saint-Denis, à son tour contaminée, est entourée d’un cordon sanitaire. Spectacles et réunions sont interdits. Les écoles sont fermées. « La Havraise » est isolée à son tour, suite à la découverte d’un rat dans le shelter. Les malades sont envoyés au lazaret. (...)

Abd-el-Krim, au milieu, assigné à résidence
au Château Morange.

Un fort vent souffle en rafales


C’est alors que, au milieu de tous ces drames, notre commandant obtient enfin ce qu’il réclame depuis toujours : la direction des travaux de la passe. La drague fonctionnera 24h/24 avec notre appoint. C’est ainsi que nous sommes tous à l’ouvrage quand le mois de novembre se termine. L’espoir est grand, le chenal se creuse. (…)

Début décembre : Malheureusement, la drague « Boutteville » casse deux rouleaux. Chômage technique pour quelques jours. Puis le travail reprend...

22 décembre 1926 [« La Havraise » est au port de la Pointe-des-Galets depuis 266 jours, soit 8 mois et 22 jours / elle a quitté le port du Havre depuis 372 jours, soit 1 an et 7 jours]  : Coup de clairon ! Le chenal est prêt pour laisser passer « La Havraise » ! L’après-midi même, la manœuvre est tentée. Malheureusement, nous n’allons pas plus loin que l’avant-port en raison d’un fort vent qui souffle en rafales en travers du chenal. La sortie est remise au lendemain à la première heure. (...)


L’aube blanchit derrière le Piton-des-Neiges


23 décembre 1926 : L’aube commence à blanchir le ciel derrière le Piton-des-Neiges. En route toute ! Emportée par son élan, la touchante « Havraise » passe les derniers dangers et sort triomphalement tandis que la drague annonce la bonne nouvelle tant attendue de la population par trois longs coups de son sifflet. (...)

Notre commandant a gagné son pari ! Il a sauvé son bateau et a contribué à rendre à La Réunion son port qui lui est indispensable à la vie.

Il y a bientôt neuf mois que « La Havraise » était entrée dans ce port. Pour un navire paré à prendre la mer, c’est bien l’escale la plus longue !

Le Piton-des-Neiges, par Dunog.

1 an, 2 mois et 18 jours


23 décembre 1926 : « La Havraise », enfin libérée, reprend la mer, après être restée prisonnière du port de la Pointe-des-Galets pendant 267 jours, soit 8 mois et 23 jours. Elle arrive en rade du Havre le 2 mars 1927, c’est à dire exactement 442 jours après l’avoir quittée le 15 décembre 1925, soit 1 an, 2 mois et 18 jours.

La touchante « Havraise » termine là sa carrière : en raison de son âge et de son état, elle est désarmée à la fin du mois de mars 1927.


« Ohé ! l’ancien prisonnier ! »


Si l’incroyable histoire de « La Havraise » est arrivée jusqu’à nous, C’est grâce à une rencontre dans une rue du Havre, au début des années 1980... Pierre Griffe était alors interpellé par un passant en ces termes : « Ohé ! l’ancien prisonnier ! ».

Au premier abord, il ne reconnut pas l’homme.

Celui-ci poursuivit : « Alors, tu ne te souviens plus de la “Ballade des galets” et des 46 prisonniers de la touchante Havraise qu’elle évoque ? Tu étais un des leurs pourtant ! »

La fameuse entrée/sortie
du port de la Pointe-des-Galets, 1926.

Les cailloux roulent en cadence


C’était un dénommé Raymond Benoît... « A vrai dire, le voyage mémorable effectué jadis à bord de ce navire était bien loin, mais Benoît s’en souvenait, raconte Pierre Griffe. Il était en ce temps-là, lieutenant du “Ville de Metz”, le bateau qui avait amené à La Réunion les fameux godets pour la drague “Boutteville”... En me quittant, mon camarade me conseilla de raconter cette affaire ».

Le livre de Pierre Griffe, capitaine au long cours, intitulé « La ballade des Galets », fut publié en 1984.

Et tandis que le vent balance
Les filaos échevelés,
Les cailloux roulent en cadence
C’est la ballade des galets !

7 Lames la Mer

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Notes

[1Feu de Saint-Elme : « tension anormale de l’électricité atmosphérique, provoquant de curieuses étincelles ou flammes verdâtres ressemblant à des feux follets ».

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