Categories

7 au hasard 7 mai 2015 : Carte Réuni’Pass : de la com’, vite ! - 3 mars 2016 : Les hommes de la caverne... Exilés ou Français ? - 19 novembre 2013 : Énergie : profits record à La Réunion - 1er juillet 2013 : Obama à Robben Island... - 15 août 2015 : Chagos : Salomon... entre exaltation et malaise - 24 mai 2016 : Bœuf d’enfer dans un train : 75 millions de vues - 4 août 2014 : Route du Littoral : au bout du tunnel ? - 3 avril 2013 : Anonymous Vs Corée du Nord ? - 14 octobre 2013 : Reconnaissez-vous cette femme ? - 25 décembre 2015 : Noël : « et si l’impossible devenait possible »... -

Accueil > 7 au menu > 7 arrivé hier > Le premier disque de jazz a 100 ans

7 mars 1917

Le premier disque de jazz a 100 ans

6 mars 2017
7 Lames la Mer
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Il y a 100 ans, le 7 mars 1917, un disque 78 tours du groupe « Original Dixieland Jazz Band » est mis sur le marché par la « Victor Talking Machine Company ». Ce 78 tours sera considéré comme le premier disque de jazz. Dans ce début de 20ème siècle, la société américaine est dominée par une ségrégation raciale dont les répercutions n’épargnent pas la musique : parmi les cinq musiciens qui enregistrent ce premier disque de jazz, on ne trouve aucun Noir.

« Original Dixieland Jazz Band »

Un jazz plutôt ordinaire selon les puristes


L’histoire commence à Chicago, le 26 février 1917, dans les studios du label « Victor Talking Machine Company ». L’orchestre « Original Dixieland Jass Band » (ou « Original Dixieland Jazz Band »), composé de cinq musiciens — cornettiste, clarinettiste, pianiste, batteur, tromboniste — bouleverse le monde de la musique en enregistrant le premier disque de jazz.

Il s’agit d’un 78 tours avec deux morceaux : « Livery Stable Blues » et « Dixie Jass Band One Step ».

Le 7 mars 1917, il y a 100 ans, ce premier disque de jazz est mis sur le marché et remporte un certain succès — un million et demi d’exemplaires vendus — même si les puristes jugent ce « jazz plutôt ordinaire, pour ne pas dire médiocre, comparé à celui des grands jazzmen noirs de l’époque ».

« Original Dixieland Jazz Band ». Carte postale de 1918.

Pas de musiciens noirs avec des musiciens blancs !


À l’origine de cet « enregistrement historique » de 1917, cinq musiciens de la Nouvelle Orléans — et, ironie de l’histoire, tous blancs... — : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).

Le durcissement des lois « Jim Crow » sur la ségrégation raciale en Louisiane, dans les années 1890, agira comme un frein sur le développement du jazz : « Les musiciens professionnels de couleur ne furent plus autorisés à se produire en compagnie de musiciens blancs ».

« Original Dixieland Jazz Band »

Dans le delta du Mississippi...


On situe généralement l’apparition du jazz — musique issue de la culture afro-américaine et de l’esclavage — précisément à La Nouvelle-Orléans dans le delta du Mississippi, à la fin du 19ème siècle ou au début 20ème siècle selon les sources.

Si l’« Original Dixieland Jazz Band » est resté gravé dans l’histoire du jazz pour les raisons que l’on connaît, en revanche, par la suite, l’orchestre ne connaîtra plus de véritable succès et disparaitra en 1925, dissout par Nick La Rocca, frappé par une profonde dépression.

Quoi qu’il en soit, il faut reconnaître à l’« Original Dixieland Jazz Band » d’avoir largement contribué à populariser le mot « jazz » dès 1917.

7 Lames la Mer

"Livery Stable Blues" (partition de 1917 de Alcide Nunez and Ray Lopez) : un des deux morceaux du premier disque de jazz. Le dessin est particulièrement représentatif des stéréotypes racistes de l’époque.

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
Facebook, Twitter.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter