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Brève de campagne

La Possession : faux départ pour la candidate socialiste

24 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
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Pour avoir voulu aller trop haut et trop vite, la candidate socialiste part aux élections dans les pires conditions.

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Sarah Rupert, candidate socialiste à La Possession, en compagnie de son équipe. Photo : sarahrupert chez overblog.com

Étoile montante d’un PS possessionnais « purgé » — assez douloureusement dit-on— de ses militants historiques, dont l’emblématique Rolland Lallemand, Sarah Rupert se voyait déjà en haut de l’affiche. Tout feu tout flamme, la secrétaire de section, candidate à l’élection municipale, s’imaginait bien ravir à Vanessa Miranville, — en perte de vitesse selon elle— le flambeau de l’opposition face l’inamovible Roland Robert, reconduit sans anicroche ou presque à la tête de la commune depuis 1971. Annonçant un « second tour » dans les médias — et cherchant subliminalement à faire comprendre qu’elle serait l’une des protagonistes, sinon « la » protagoniste de cette manche décisive —, la socialiste a cru pouvoir refuser, non sans hauteur, les avances du candidat PLR, Gilles Hubert.

Exigence exorbitante ?

Les termes de cet arrangement étaient, selon nos sources, les suivants : une quatrième place pour l’intéressée, un total de 5 ou 6 rupertistes sur la liste, dont une quatrième place pour l’intéressée, deux adjoints et un élu communautaire. Des négociations qui tournèrent au « bèzman » lorsque, outre ces positions, le bras droit de Mme Rupert se prit d’exiger le poste de directeur de cabinet. Une exigence difficilement acceptable de la part d’un allié, au regard des usages politiques. Il se dit, d’ailleurs, que la socialiste n’aurait avancé cette demande exorbitante que pour y trouver un prétexte à la rupture des pourparlers. Sarah Rupert voulait être tête de liste, ou rien, nous glisse-t-on côté PLR. Selon d’autres sources, Mme Rupert n’aurait pas su juguler l’appétit de ses proches. Toujours est-il que le refus des propositions, jugées raisonnables par une part de la section socialiste, a provoqué le départ de plusieurs militants — eux-mêmes, il est vrai, transfuges débarqués de fraîche date de l’équipe de Vanessa Miranville. Des défections qui, d’ailleurs ont plutôt soulagé l’ancienne écologiste, qui ne goûte guère le caméléonisme politique.

Leconstant consterné

Arrivant au PLR avec armes et bagages, ils y retrouveront… Rolland Lallemand, allié pour l’occasion au mouvement d’Huguette Bello sous l’étiquette « Progrès ». Défection oblige, c’est dans une atmosphère glaciale, autour d’un Philippe Leconstant à la mine consternée et d’un Jean-Marie Lasson compatissant mais éteint que s’est déroulée le lancement de la campagne de Mme Rupert, déterminée mordicus à y aller… quitte, comme on dit, à « battre dans le mur ».

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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