Categories

7 au hasard 22 avril 2014 : Chant partisan : les rimes tranchantes de « Paradise Sorouri » - 1er novembre : Cinéma : le festival d’Amiens innove avec l’Indianocéanie - 11 mai 2014 : Palais oublié... digne des mille et une nuits - 9 mars 2014 : Ukraine : plan d’austérité en vue, nazis au gouvernement … guerre à l’horizon ? - 16 février 2016 : Assassinat de Gandhi : le tableau prophétique - 11 juillet 2016 : Haute couture : la Chine, la Chine, la Chine... - 11 février 2016 : La créolité malheureuse - 29 mars 2014 : La grande Moune est partie - 14 avril 2013 : Des villageois face à un géant de l’industrie mondiale - 14 janvier 2016 : Zordi Poghi, domin Pongol -

Accueil > La Réunion > 7 en campagnes > La Possession : faux départ pour la candidate socialiste

Brève de campagne

La Possession : faux départ pour la candidate socialiste

24 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Pour avoir voulu aller trop haut et trop vite, la candidate socialiste part aux élections dans les pires conditions.

Sarah Rupert, candidate socialiste à La Possession, en compagnie de son équipe. Photo : sarahrupert chez overblog.com

Étoile montante d’un PS possessionnais « purgé » — assez douloureusement dit-on— de ses militants historiques, dont l’emblématique Rolland Lallemand, Sarah Rupert se voyait déjà en haut de l’affiche. Tout feu tout flamme, la secrétaire de section, candidate à l’élection municipale, s’imaginait bien ravir à Vanessa Miranville, — en perte de vitesse selon elle— le flambeau de l’opposition face l’inamovible Roland Robert, reconduit sans anicroche ou presque à la tête de la commune depuis 1971. Annonçant un « second tour » dans les médias — et cherchant subliminalement à faire comprendre qu’elle serait l’une des protagonistes, sinon « la » protagoniste de cette manche décisive —, la socialiste a cru pouvoir refuser, non sans hauteur, les avances du candidat PLR, Gilles Hubert.

Exigence exorbitante ?

Les termes de cet arrangement étaient, selon nos sources, les suivants : une quatrième place pour l’intéressée, un total de 5 ou 6 rupertistes sur la liste, dont une quatrième place pour l’intéressée, deux adjoints et un élu communautaire. Des négociations qui tournèrent au « bèzman » lorsque, outre ces positions, le bras droit de Mme Rupert se prit d’exiger le poste de directeur de cabinet. Une exigence difficilement acceptable de la part d’un allié, au regard des usages politiques. Il se dit, d’ailleurs, que la socialiste n’aurait avancé cette demande exorbitante que pour y trouver un prétexte à la rupture des pourparlers. Sarah Rupert voulait être tête de liste, ou rien, nous glisse-t-on côté PLR. Selon d’autres sources, Mme Rupert n’aurait pas su juguler l’appétit de ses proches. Toujours est-il que le refus des propositions, jugées raisonnables par une part de la section socialiste, a provoqué le départ de plusieurs militants — eux-mêmes, il est vrai, transfuges débarqués de fraîche date de l’équipe de Vanessa Miranville. Des défections qui, d’ailleurs ont plutôt soulagé l’ancienne écologiste, qui ne goûte guère le caméléonisme politique.

Leconstant consterné

Arrivant au PLR avec armes et bagages, ils y retrouveront… Rolland Lallemand, allié pour l’occasion au mouvement d’Huguette Bello sous l’étiquette « Progrès ». Défection oblige, c’est dans une atmosphère glaciale, autour d’un Philippe Leconstant à la mine consternée et d’un Jean-Marie Lasson compatissant mais éteint que s’est déroulée le lancement de la campagne de Mme Rupert, déterminée mordicus à y aller… quitte, comme on dit, à « battre dans le mur ».

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter