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Auto-portraits

La peinture après la torture

9 septembre 2017
7 Lames la Mer
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Elles ont vécu l’enfer. Elles ont assisté à l’assassinat de leurs maris, ont été séparées de leurs enfants, kidnappées, réduites en esclavage par ISIS... Certaines ont réussi à s’échapper. Elles témoignent de leur calvaire mais aussi de leur résilience à travers des auto-portraits bouleversants.

Hanan (pseudonyme), 25 ans, a peint la scène où son enfant lui a été enlevé. Hanan est à droite. Sa petite fille est sur la gauche. Au milieu, la figure d’ISIS les sépare. Source : hannahrosethomas.com.

Les visages derrière la terreur


« Il y a trois ans, ISIS a pris le contrôle de Sinjar dans le nord de l’Irak et a enlevé et asservi plus de 6.000 femmes et enfants Yézidi, explique l’artiste britannique Hannah Rose Thomas. Les responsables irakiens estiment que 3.410 Yézidis restent en captivité ou sont disparus ».

Pendant deux semaines (juillet-août 2017), Hannah Rose Thomas — accompagnée de la psychologue clinicienne Sarah Whittaker-Howe — a travaillé avec huit femmes Yézidi réfugiées, rescapées de l’enfer. Elles n’avaient jamais peint. Elles ont réalisé des auto-portraits poignants, qui disent leur douleur mais aussi leur force. Elles nous montrent les visages derrière la terreur.

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Pour en savoir plus sur Hannah Rose Thomas, cliquez ici.

Jamila (pseudonyme), 27 ans, voulait peindre une image de son chagrin. Source : hannahrosethomas.com.

Nisren (pseudonyme), 13 ans, n’avait que 9 ans lorsqu’elle a été enlevée. Elle a réussi à s’enfuir au bout de 7 mois de captivité mais n’a jamais revu sa mère. Source : hannahrosethomas.com.

Liza (pseudonyme), 31 ans, a été détenue dans une prison souterraine pendant deux ans avant de s’échapper. Source : hannahrosethomas.com.

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