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Naufrage en océan Indien (3)

La malédiction du MOL Comfort

31 juillet 2013
Nathalie Valentine Legros
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C’est un véritable scénario catastrophe qui se déroule dans le nord de l’océan Indien depuis le 17 juin : le MOL Comfort, porte-conteneurs de 316 mètres, transportant environ 7000 conteneurs, s’est d’abord brisé en deux par gros temps pour une raison indéterminée. La partie arrière a sombré par 4000 mètres de fond (27 juin), à 750 kilomètres des côtes indiennes, entraînant avec elle 1700 conteneurs et un stock de 1.500 tonnes de fioul de propulsion. La partie avant était prise en charge pour être remorquée vers le sultanat d’Oman. Mais c’était compter sans la malédiction... qui semble frapper ce géant des mers, propriété de l’armateur japonais Mitsui OSK Lines. Voici les derniers rebondissements de ce scénario catastrophe et quelques questions qui flottent toujours sur la zone du naufrage...


Sur le site internet de l’armateur japonais Mitsui OSK Lines, un point quasi quotidien permet de suivre les dernières péripéties de l’étrange affaire du MOL Comfort...

  • 3 juillet : La partie avant est stable avec la majorité de sa cargaison à bord. Le câble de remorquage a cependant été sectionné deux jours auparavant mais tout rentre dans l’ordre et l’opération de remorquage reprend. Aucune fuite d’huile n’est signalée.
  • 6 juillet : Un incendie se déclare à l’extrémité arrière de ce qu’il reste du MOL Comfort. Le remorqueur et deux autres bateaux de sauvetage tentent de maîtriser l’incendie.
  • 7 juillet : Le feu n’est pas sous contrôle en raison de conditions météorologiques défavorables. Le bateau indien de patrouille « Samudra Prahari », équipé d’un puissant système de lutte-incendie, arrive sur site.
  • 9 juillet : L’incendie n’est toujours pas sous contrôle. De nombreux conteneurs brûlent sur le pont.
  • 10 : L’incendie n’est toujours pas maîtrisé et la plupart des conteneurs sont en flamme. Aucunes certitudes quant à la situation dans la soute. A 19h : ce qu’il reste du MOL Comfort coule en haute mer (environ 3000 mètres de profondeur) avec ses 2400 conteneurs.
  • 11 juillet : Les soutes contenaient environ 1.600 tonnes de mazout ainsi que des « huiles » dans les réservoirs. Sur site, un film d’huile est détecté à la surface de la mer. Des conteneurs flottent encore et rejoignent le fond peu à peu. Le MOL Comfort a définitivement disparu.
  • 12 juillet : Les équipes de sauvetage quittent le site du naufrage tandis que l’armateur japonnais s’interroge toujours sur les causes de cet accident. Un rapport d’enquête est attendu.

Les questions qui restent sans réponses sont nombreuses... Mais il est évident que tout le monde s’interroge en premier lieu sur les causes de cet accident rarissime : comment ce géant des mers a-t-il pu ainsi se briser net en deux ? L’armateur japonnais a diligenté une enquête auprès du constructeur du navire, Mitsubishi Heavy Industries (MHI), ainsi que de la société de classification, Nippon Kaiji Kyokai, pour tenter d’élucider les raisons de cette catastrophe. Pendant ce temps, de folles rumeurs circulent sur le net, certains sites avançant même la thèse d’un torpillage... « La cassure nette » du porte-conteneur permet en tout cas de ne pas écarter cette thèse, affirment plusieurs commentateurs spécialisés.

Autre question : que transportait donc le MOL Comfort dans ses conteneurs ? Des sources non-officielles, relayées sur l’internet, suggèrent que le MOL Comfort aurait transporté — entre autres — des armes destinées aux rebelles syriens. Une action préventive des services secrets russes n’est pas à exclure dans l’absolu, a déclaré à « 7 Lames la Mer » un proche des milieux du Renseignement.

De son côté, l’association Robin des Bois souligne le fait qu’avant l’accident, le MOL COmfort avait fait escale dans quatre ports japonais et se dirigeait vers l’Europe du Nord.

« Le Japon est un exportateur de produits chimiques, de matières électroniques ; les porte-conteneurs géants transportent toutes les classes de matières dangereuses, la seule inconnue concerne les matières radioactives », a déclaré un responsable de Robin des Bois qui redoute par ailleurs la contamination des chaînes alimentaires par les milliers de microdéchets provoqués par l’incendie.

Si le MOL Comfort repose désormais en deux épaves par 3000 mètres de fond, pour autant, il n’a pas fini de faire couleur de l’encre.

Nathalie Valentine Legros

Nathalie Valentine Legros

Journaliste, Écrivain.
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