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L’Australie pourrait bien espionner votre ordinateur...

20 août 2014
7 Lames la Mer
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En Australie, le liberté de l’information est confrontée à la volonté des autorités de protéger les intérêts de la Nation, quitte à enfreindre certains traités internationaux auxquels le pays a souscrit, ainsi que les Libertés fondamentales. « Reporters sans frontières » a récemment dénoncé cette « dérive liberticide » contenue dans le projet de loi du procureur général, George Brandis. Les contrevenants, notamment les « lanceurs d’alerte », s’exposent à 10 ans de prison.

« Presque n’importe quel ordinateur dans le monde pourrait être accessible ». Cette déclaration est attribuée à deux experts juridiques qui tirent la sonnette d’alarme après s’être penchés sur le projet de loi intitulé « National Security Legislation Amendment Bill », déposé le 16 juillet dernier par George Brandi, en Australie.

Effectivement, avec ce projet de loi, l’« Australian Security Intelligence Organisation » (ASIO, agence de renseignement australienne) devient omnipotente et ses capacités de surveillance se voient renforcées. Ainsi, « Reporters sans frontières » dénonce le fait que « parmi la multitude de mesures visant à protéger l’agence », se trouve une « interdiction absolue de dévoiler des informations concernant ses “opérations spéciales” sous peine d’emprisonnement ».

Le projet de Brandis prévoit en effet de « créer une nouvelle infraction, passible de 5 ans de prison pour “quiconque” révélerait des informations non autorisées relatives aux “opérations spéciales de renseignement”. La peine peut atteindre 10 ans d’emprisonnement si les informations révélées “mettent en danger la santé ou la sécurité de toute personne ou portent atteinte à la conduite efficace d’une opération des renseignements spéciaux” ».

Selon les experts juridiques, « la définition générale d’un « réseau » dans la nouvelle législation sur la sécurité nationale pourrait donner à l’agence de renseignement australienne l’accès à peu près tous les ordinateurs sur Internet », rapporte le site « zdnet », spécialisé dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Le 6 août dernier, le journal en ligne « The Guardian » n’hésite pas pour sa part à qualifier de « dangereux » ce plan du gouvernement australien visant à « violer les libertés civiles de tous les citoyens », interpelant directement le procureur général : « Vous voulez mes métadonnées, George Brandis ? Obtenez un mandat » !

La notion de « violation des droits de l’homme » est par ailleurs brandie par « Reporters sans frontières » qui estime que ces droits pourraient être aisément bafoués par l’ASIO, d’autant que « la classification en “opération spéciale de renseignement”, notion extrêmement large, ne nécessiterait que l’accord du directeur général de la sécurité, ou de son adjoint ».

« Cette proposition doit être mise de côté, pour toujours, et rapidement », conclut « The Guardian ».

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