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Océan Indien, Mozambique

L’Américain Anadarko pollue un site UNESCO

23 mai 2014
7 Lames la Mer
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Bancs de sable, récifs coralliens, mangroves, riche vie marine... C’est dans les eaux turquoises de l’archipel des Quirimbas (Océan Indien, Mozambique), classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qu’il y a 15 jours, la compagnie pétrolière américaine, Anadarko, a rejeté accidentellement 30.000 litres de boues de forage potentiellement toxiques par 4.000 mètres de fond.

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Archipel des Quirimbas. Océan Indien. Photo : levoyageautrement.com

Cela se passe dans l’océan Indien, au large de la côté Nord du Mozambique, site très prisé des plongeurs. C’est là que le géant pétrolier américain Anadarko effectue des prospections gazières depuis 2006.

Le 10 mai dernier, une fuite est apparue dans un tuyau à plus de 4.000 mètres de fond. Interrogée par l’AFP, Rosa Cesaltina, directrice de l’Agence de l’évaluation des impacts environnementaux du Mozambique, n’a pas donné de précisions sur la quantité de matières toxiques répandue dans la mer mais le quotidien d’Etat « Noticias » a pour sa part révélé que ce sont 30.000 litres de boue toxiques qui ont ainsi souillé les eaux turquoises de l’archipel des Quirimbas.

Les boues de forages sont constituées d’un mélange de terre, de roches et de lubrifiants synthétiques toxiques, mélange « utilisé pour permettre aux foreuses de progresser à grande profondeur » rapporte la presse en ligne qui précise par ailleurs que ces boues doivent « théoriquement être stockées dans des sites d’enfouissement spéciaux, et surtout pas rejetée en mer ».

Selon Rosa Cesaltina, les autorités mozambicaines n’ont été informées que deux jours après l’incident. Une reconnaissance aérienne a été effectuée sur site à bord d’un hélicoptère où se trouvaient des membres du gouvernement et des représentants d’Anadarko. Ce survol de la zone n’a pas permis de détecter de traces de pollution en surface ni de poissons morts.

Le site de prospection gazière concerné par cette pollution « contiendrait 180.000 milliards de pieds cubes de gaz naturel récupérable, ce qui en fait l’un des plus riches du monde, souligne le site romandie.com. Bien que le gouvernement mozambicain n’ait pas encore donné son feu vert définitif, les opérateurs étrangers espèrent commencer l’exploitation de gaz d’ici 2018, ce qui apporterait une manne bienvenue au Mozambique, pays toujours très pauvre malgré une croissance spectaculaire notamment alimentée par la mise en exploitation récente de très riches gisements de charbon ».

Pour l’heure l’impact réel sur le milieu marin de cette pollution accidentelle n’a pas encore été évalué. Du moins, ni les autorités ni le géant américain n’ont communiqué à ce sujet.

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