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7 i yème - 7 aime

Johann Berby : « Maloya ou lé avec moin »

18 novembre 2014
7 Lames la Mer
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Du maloya tout en dentelle. Tout en frissons. Avec la caresse du kaïanm. Entre la berceuse, la romance et le conte musical. Une atmosphère empreinte de nostalgie, de cet « ici » qui est là-bas quand on est à Paris. Quand on est ailleurs qu’ici... Johann Berby signe « Métisse maloya », un album où les influences traditionnelles et les sonorités expérimentales créent un souffle nouveau.

C’est la caresse du kaïanm qui touche au premier abord. On pourrait presque compter les petites graines dans leur chute. Puis, le violon surprend l’oreille. Les cuivres apportent la touche jazzy. La voix est douce. Limpide. Mais elle sait cadencer quand le rythme s’accélère, quand le cœur passe la vitesse supérieure. Elle maille et manie avec délice les langues, le créole — langue de lotkoté la mer quand on est à Paris — le français, les sonorités africaines...

Johann Berby nous délivre une musique à son image, teintée d’influences malgaches, indiennes, mozambicaines, européennes, enrichie de rencontres — il travaille et joue avec de nombreux artistes notamment Jan Garbarek, Trilok Gurtu Band, Shankar Mahadeva, Mayra Andrade, Mory Kanté, Baba Sissoko, Marcus Miller, Vincent Ségal, etc.

Une musique qui vous trimbale d’un continent à l’autre, d’un soleil à l’autre, d’une île à l’autre : des racines multiples qui permettent au créateur qu’est Johann Berby de mieux déployer ses ailes et d’abolir les frontières identitaires. Avec comme fil conducteur cet héritage-cadeau des ancêtres : le maloya. Il est là, toujours dans la mélodie, parfois discret, parfois puissant. Il habite même les silences. Comme une présence apaisante. Une source d’inspiration et de renouveau.

« Maloya ou lé avec moin » chante Johann Berby, une romance en forme de prière, de « Romèrsyman » — du nom de la chanson qui met la touche finale à l’album — une offrande à cette culture de La Réunion qui l’a bercé et qui le suit dans chacun de ses pas, chaque respiration. Et participe à une création éclectique et expérimentale comme une invitation à un voyage musical tout en dentelle.

Le métissage que réussit Johann Berby, au delà des sources musicales diverses qu’il marie avec délicatesse, c’est celui des influences ancestrales et de la recherche d’une voie expérimentale qui libère un souffle nouveau.

Une belle découverte. 7 lames la Mer aime ça !

7 Lames la Mer
Photos : Tofudesigns

Découvrir « Métisse maloya »

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