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Histoire de crime

Jack l’Éventreur trahi par son ADN, 126 ans après ?

8 septembre 2014
7 Lames la Mer
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Jack l’Éventreur démasqué, 126 ans après les crimes odieux qu’il a commis dans un quartier pauvre et mal famé de Londres en 1888 ? C’est l’information révélée hier par le journal Dailymail... et qui provoque déjà une controverse à Londres. Est-ce la fin de l’une des plus grandes énigmes de l’histoire du crime ?

Aaron Kosminski : Jack l’Éventreur ?

« Ce que nous avons vu, je n’arrive pas à le chasser de mon esprit. Cela ressemblait à l’œuvre du Diable », témoigne John McCarthy, suite au meurtre de Mary Kelly, celle qui est connue pour avoir été la dernière victime avérée de Jack l’Éventreur...

On ne compte plus le nombre de livres, de films, de documentaires, de fictions, de séries télévisées, de sites, d’articles et de sujets de recherche alimentés par l’énigme de Jack l’Éventreur (en anglais, Jack the Ripper)...

On ne compte plus le nombre de victimes qui lui sont attribuées mais il y en a cinq avérées : Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes, Mary Jane Kelly.

Illustration : history.com

On ne compte plus non plus le nombre de suspects sur lesquels les soupçons se sont portés : plus d’une cinquantaine. Parmi eux se trouvent même le prince Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria ; Sir William Gull, le chirurgien de la reine ; le célèbre peintre impressionniste Walter Sickert ; et... Lewis Caroll ! L’auteur d’« Alice au pays des merveilles » est cité comme suspect pour la première fois en 1996, dans un livre de Richard Wallace qui évoque des « anagrammes cachés dans l’œuvre majeure de Caroll révélant qu’il est Jack »... Cette dernière hypothèse comme toutes les autres — sauf une ? — est donc à remiser dans la catégorie « fausses pistes » si l’on en croit l’article du Dailymail...

On ne compte plus, enfin, le nombre d’enquêteurs, de policiers, de détectives, de fins limiers de Scotland Yard, d’experts, de spécialistes, de profilers et autres ripperologues qui ont tenté d’entrer dans la légende en démasquant le coupable. En vain. Et aujourd’hui encore, le mystère de Jack l’Éventreur continue de passionner les foules.

Le surnom de Jack l’Éventreur — inventé semble-t-il par un journaliste souhaitant maintenir son lectorat en haleine — désigne celui qui, entre août et novembre 1888, a assassiné au moins cinq femmes dans le quartier pauvre de Whitechapel, dans l’est de Londres, provoquant une vague d’émotion et de terreur. Le mode opératoire du tueur en série consistait à s’attaquer à des prostituées, à les égorger, à les mutiler et à les éviscérer, laissant derrière lui des mises en scènes sanglantes et cauchemardesques.

Pendant 126 ans, Jack l’Éventreur a donc maintenu un suspense à la longévité exceptionnelle. Mais voilà, c’est fini... Il n’y aurait plus de mystère autour de l’identité de ce tueur en série depuis que le dailymail a publié un article dévoilant le nom du coupable : Aaron Kosminski. Ce nom faisait partie des suspects de la première heure.

Juif polonais, Aaron Kosminski, né le 11 septembre 1865 à Kłodawa dans l’empire russe (aujourd’hui en Pologne), exerçait le métier de barbier dans le quartier de Whitechapel. Arrêté dans un premier temps puis relâché faute de preuves, il est ensuite interné pour démence et meurt le 24 mars 1919.

C’est un châle trouvé sur le lieu du 4ème crime, près du corps de Catherine Eddowes, qui serait à l’origine de ce rebondissement inattendu. Récupéré par un policier, le châle refait surface 119 ans plus tard, en mars 2007, lors d’une vente aux enchères. C’est alors que Russell Edwards, homme d’affaires et détective amateur, en fait l’acquisition et décide de solliciter le Dr Jari Louhelainen — maître de conférences en biologie moléculaire à l’Université de Liverpool — pour analyser le châle et les éventuelles traces d’ADN qui pourraient s’y trouver...

Effectivement, selon les informations livrées par Russel Edwards, le châle comporterait des traces d’ADN de la victime et du tueur et grâce à des prélèvements d’ADN chez les descendants — tant du côté de la victime que de celui du tueur —, la preuve serait faite de la culpabilité d’Aaron Kosminski.

Véritable découverte scientifique et historique ou vaste opération de promotion précédant la parution d’un livre intitulé « Naming Jack the Ripper », signé de Russel Edwards et qui sort demain en Grande Bretagne ? Peut-être les deux tout simplement, d’autant que l’on sait que l’auteur de l’article du Dailymail qui avait la primeur de l’information n’est autre que... Russell Edwards !

En attendant, la polémique fait rage à Londres.

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