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La Réunion est triste

Hervé Imare : la rosée... lé tombé

23 mai 2016
7 Lames la Mer
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Hervé Imare... La voix inimitable de « Ti femme la » et de « La rosée si feuilles songes » s’est éteinte. La page se referme un peu plus sur une période mythique de l’histoire musicale réunionnaise, une période de bouleversement et d’innovation au cœur de la décennie 70.

C’est un message intitulé « Oté ! La Réunion est triste » qui nous apprend la disparition d’une figure emblématique de la chanson réunionnaise : Hervé Imare.

« Avec son épouse, il vivait… rue Jean Albany (eh oui !) dans une SIDR, au sud de l’ex restaurant Payet, dans le quartier de la Prison, précise Alain Gili. (...) Pauvre Hervé, partir si tôt ! Hervé Imare, ce grand talent ! »

1978 : sous l’égide de l’ADER (Association des écrivains réunionnais), Alain Gili édite la K7 "Chante Albany". On y trouve des textes de Jean Albany dits par l’auteur et d’autres mis en musique par Pierrot Vidot, Jean-Michel Salmacis, Hervé Imare et Alain Peters.

Hervé Imare... Cela faisait longtemps déjà qu’il avait pris ses distances avec l’univers entêtant de la musique, de la chanson. Comme si après en avoir été l’un des piliers, après avoir signé (ou participé à) l’enregistrement d’une quinzaine de disques sur différents supports (K7, vinyl, CD), il voulait trouver le calme à travers une sorte d’anonymat à l’échelle de son île.

Hervé Imare s’était pourtant imposé, avec l’élégance de la discrétion, dans la mythologie du maloya revisité par les influences jazz-rock qui a connu son apogée au cœur des années 70.

La disparition d’Hervé Imare rappelle à notre mémoire d’autres noms mythiques : Alain Peters, René Lacaille, Joël Gonthier, Bernard Brancard, Loy Ehrlich, Claude Teulié, etc.

Des « Caméléons » à « Carrousel », en passant par le sous-sol du cinéma Royal à Saint-Joseph et le « Label Royal », Hervé Imare a marqué l’univers musical réunionnais de son timbre de voix si particulier.

Une voix qui scande désormais pour l’éternité « La rosée si feuilles songes ».

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