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Tribune Libre de Guy Pignolet

Geeks : X-Prize lance un défi à 12 millions contre l’illettrisme

7 octobre 2014
Guy Pignolet
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Bonjour zot toute ! Kriké ! Kraké ! Messieurs, Mesdames la Société ! En dehors du « X-Prize » pour les vols sub-orbitaux, Peter Diamandis et son équipe viennent de lancer cette semaine un nouveau défi « X-Prize » pour en finir avec l’illettrisme, avec au moins quinze millions de dollars à la clé, pour récompenser les individus ou les équipes qui mettront au point un logiciel Androïd permettant à celui qui l’utilise d’apprendre rapidement, tout seul, à maîtriser la lecture, l’écriture et l’arithmétique en utilisant une tablette ou son téléphone portable... Pourquoi pas ? Ça fait quand même douze millions d’euros à gagner pour les informaticiens réunionnais futés ? Alors, qui veut des millions ?

Guy Pignolet et Rusty Schweickart.

Avant-hier, j’étais dans le désert de Mojave pour le 10ème anniversaire du « X-Prize ». J’y ai retrouvé de vieux amis comme Rusty Schweickart et Peter Diamandis, et j’y ai fait la connaissance du sympathique Richard Branson. Vous pouvez voir ici le « show » de Peter Diamandis. J’étais assis à une table dans la salle, un peu sur la droite en dehors du cadre de l’image à côté de l’astronaute Rusty Schweikart, que j’ai rencontré pour la première fois en 78 (voir archives du JIR du jeudi 20 avril 1978).

Note historique... C’est un peu par hasard, mais pas tout à fait, qu’en janvier 1978 je me suis arrêté à Huntsville pour assister à l’extraordinaire conférence 20-20 de la L-5 Society, et c’est à cette occasion, à l’âge de 36 ans, que ma fibre spatiale s’est éveillée, quand je me suis rendu compte lors de ma visite au musée « Air & Space Rocket Museum », que la technologie spatiale n’était pas très différente de celle que j’avais connue tout au long de ma première carrière dans la prospection pétrolière, et je me suis demandé pourquoi nous n’étions pas déjà en train de construire des villes sur la Lune et sur Mars...

"Air & Space Rocket Museum", Huntsville, Alabama. Source Wikipedia

Trois mois plus tard, en avril 1978, le JIR a eu la gentillesse de m’offrir la moitié de sa dernière page pendant une semaine pour y écrire ce que j’avais entendu pendant trois jours à Huntsville, et cette publication a été pour moi le départ d’une nouvelle carrière !

Le CNES, l’agence spatiale française, sait faire des belles fusées mais a toujours été nul en matière de prospective, c’est culturel, c’est comme cela, c’est un fait que nous ne pouvons que constater. Des anciens camarades de promotion de l’Ecole Polytechnique qui travaillaient au CNES, après avoir lu mes articles du JIR, m’ont parlé des Congrès Internationaux d’Astronautique, et m’ont demandé de préparer au nom du CNES une communication un peu futuriste, et c’est ainsi qu’en 1979 je me suis retrouvé à Munich pour parler d’un système pour remorquer des astéroïdes...

Pendant le dîner de clôture du congrès, qui s’est fait dans le cadre de la célèbre « Oktober Fest », au troisième litre de bière, mes amis du CNES qui m’avaient fait venir de La Réunion m’ont demandé si je ne voudrais pas devenir cosmonaute, tenu compte de mes compétences de pilote d’avion et de mon expérience des milieux extrêmes du temps de ma vie pétrolière.

J’ai posé ma candidature, et franchi des étapes les unes après les autres avant d’être débarqué après être arrivé à la vingtième place derrière Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry.

A titre de compensation le Directeur Général du CNES de l’époque, Yves Sillard, qui plus tard a enfanté l’IFREMER, m’a engagé avec pour mission de créer au CNES un département de prospective. En vingt-cinq ans, je n’y suis pas parvenu, c’est le grand échec de ma carrière.

J’ai fait d’autres choses et connu des satisfactions professionnelles dans des activités parallèles, d’abord à la documentation, puis au service éducation-jeunesse, et finalement à la rédaction de rapports nationaux, avant de prendre ma retraire pour me consacrer au développement des activités spatiales de notre région.

Peter Diamandis. Photo Wikipedia

Les congrès internationaux d’astronautique ont été le fil rouge de ma carrière, et avant de participer aux activités du « Comité Space Power » qui s’intéresse aux futures Centrales Solaires Spatiales, j’ai longtemps travaillé au sein du Comité Education de la Fédération Internationale d’Astronautique dont j’ai assuré la présidence mondiale au cours des années 90.

Quelques années plus tôt, à la fin des années 80, dans une session que je présidais, j’avais eu le bonheur d’accueillir trois étudiants du M.I.T., brillants, dynamiques, qui proposaient d’instaurer une Université Internationale de l’Espace. Leur idée s’est concrétisée avec la création de l’ISU, implantée à Strasbourg.

L’un de ces trois étudiants, Peter Diamandis a depuis fait son chemin en créant aussi le « X-Prize », remporté par le « Space Ship One » construit par le génial inventeur d’avions Burt Rutan, et repris par Richard Branson pour en faire l’entreprise Virgin Galactic...

Le désert de Mojave, dans l’ouest des Etats-Unis. Source Wikipedia

Ce samedi 4 octobre 2014, nous étions environ deux cents invités réunis dans la chaleur du désert de Mojave, aux antipodes de La Réunion, pour célébrer le dixième anniversaire du « X-Prize ». What a day !

Le thème du jour était ce que l’on appelle « Overview », la vision d’en haut, celle que peuvent avoir les cosmonautes quand ils regardent la Terre depuis les stations spatiales, ou celle que peuvent avoir les Réunionnais quand ils regardent les extraordinaires photos de notre île qui ont été prises l’an dernier depuis l’espace...

Guy Pignolet
Reunion Island Space Initiative
Mardi 7 Octobre 2014 - 09:44

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