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Tribune Libre de Marcel Lenormand

Députés non réélus : des indemnités justifiées !

1er mai 2014
Marcel Lenormand
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Il est infiniment lassant d’entendre à longueur de journée les gens déblatérer sur les indemnités que perçoivent les députés non réélus. Au risque de paraître à contre-courant, je voudrais apporter un éclairage, à mon avis indispensable, sur ces fameuses indemnités.

Photo IPR

Les indemnités que perçoivent les députés non réélus me semblent en fait parfaitement justifiées dans la mesure où elles ne concernent que 12% de nos représentants, en l’occurrence ceux qui, avant d’être élus, étaient salariés du secteur privé.

Il faut savoir en effet que près de la moitié des députés (48%) sont des fonctionnaires : pourquoi ? Parce qu’ils ont la garantie, en cas de non-réélection, de retrouver leur petite place bien au chaud dans la fonction publique. (A La Réunion, la proportion de députés issus de la fonction publique, nationale ou territoriale, atteint 80% !). En ce qui concerne les membres des professions libérales ou indépendantes (40% de l’Assemblée Nationale), la reprise de leur activité ne dépend pratiquement que d’eux-mêmes. En revanche, le salarié du secteur privé (cadre ou employé) est pour sa part tributaire du marché de l’emploi. Il n’est pas sûr de retrouver du travail immédiatement après les élections.

Cette disposition, qui n’est rien d’autre qu’une assurance-chômage, a pour ambition de favoriser les candidatures à la députation des salariés du secteur privé, si du moins nous ne voulons pas que la France soit gouvernée uniquement par des fonctionnaires ou des membres des professions indépendantes. L’indemnité est ainsi versée à ceux qui ne retrouvent pas d’emploi, dans la limite de cinq années, et de façon dégressive : 5.400 € mensuels pendant les 6 premiers mois, puis 3.860 € à partir du 7ème mois, 2.750 € la deuxième année, et ainsi de suite de semestre en semestre, pour atteindre 1.100 € mensuels sur les 6 derniers mois de la 5ème année. Il est bien entendu que la perception de l’indemnité cesse dès que l’ancien député retrouve un emploi.

Le financement du système est assuré par une cotisation de 0,50%, payée solidairement par l’ensemble des députés, alors que l’immense majorité d’entre eux (88%) ne bénéficient pas du dispositif. La masse de cotisation ainsi prélevée (324 € annuels par député) atteint 186.950 € à l’année, soit un cumul de près d’un million d’euros au bout de 5 ans.

J’estime qu’il n’y là rien que de très normal, la diversité professionnelle de nos représentants ne pouvant qu’être un « plus » pour notre démocratie.

Marcel Lenormand

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