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Vu à Champ Fleuri

Danyèl, nou lé pa fatigué !

26 octobre 2014
Izabel
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Vieux rêve, retour aux sources, rendez-vous d’amour… Un peu tout ça à la fois ! Allée prendre des places pour le Festival Total danse, je demande sans grand espoir s’il y a encore des places pour le soir même, vendredi 24 octobre. Miracle ! Oui, il en reste quelques-unes et voilà ! Une place Junior pour mon petit Charmant et une sénior pour moi.

Françoise Guimbert et Danyèl Waro. Source : theatreunion.re, photo Thierry Hoarau

Je voulais voir comment avait mûri notre « Ferré local » – et je pèse mes mots. S’il n’avait pas pris la grosse tête et si le charme pouvait encore opérer. Ce fut un moment de grande et rare intensité que j’ai partagé avec mon petit-fils et avec une salle, sans doute conquise d’avance et c’est justice. Nous avons remonté le temps en compagnie de Danyèl dans une forme absolument jubilatoire et de ses invités, touchés eux aussi par la grâce.

La voix fraîche et la blondeur de Clarisse qui ouvre la soirée avec « Banm kalou banm » dans une complicité évidente avec le maître, l’assurance tranquille et le timbre chaud de Françoise Guimbert qui a fait sienne l’Afrique de ses origines jusque dans sa tenue de scène, l’audace de Bernard Joron dans son interprétation de « Tine blues » qu’il fallait oser faire revivre en direct. Et Zanmari Baré, au physique sculptural et à la voix émouvante, comme nu sous la lumière, projetant force et tranquillité à chanter un maloya qu’il va puiser aux sources. Mention spéciale à Sami Pageaux, délicatement présent, jonglant entre les instruments qu’il touche avec bonheur depuis l’enfance, toujours modeste, presque timide.

Et puis, les musiciens, ceux qu’on a l’habitude d’entendre autour de Danyèl, et ceux qui, pour une soirée exceptionnelle, se sentent de toute évidence honorés et heureux de mettre leur talent au service de ce maloya ouvert au monde qu’ils teintent respectueusement d’accents nomades… Les instruments à vent ajoutant des notes inhabituelles au kayamb et au bobre.

D’après une photo d’IPR

La crinière est devenue poivre et sel, mais c’est la même chemise blanche qui se mouille de sueur et les mêmes savates deux doigts qui pilonnent la terre, et ponctuent les mots, les luttes, les chants, les cris, la soif toujours intacte de liberté. Nous sommes restés longuement debout à crier encore et encore : « Danyèl, Danyèl, ni vé enkor, nou lé pa fatigué ! »

Car les invités exceptionnels, c’était nous, à partager un répertoire « déjà inscrit dans la légende et chevillé au cœur de chaque réunionnais ». Oui, le rendez-vous d’amour était réussi et nous avons été heureux ensemble, toutes générations confondues.

- Encore Danyèl Waro en solo lundi 27 octobre à 10h et à 14h au TEAT Champ Fleuri. (Destiné entre autres aux publics en situation de handicap)
- Toujours à Champ Fleuri, le vendredi 31 octobre, Zanmari Baré (Maniok flèr)
- A voir aussi le vendredi 14 novembre au K et le samedi 15 Novembre au Théâtre du Grand Marché à Saint-Denis : Loy Erhlich et ADOUK QUARTET.

Comme dit Pascal Montrouge : « Zamé nou sra ragoulé ! »

Izabel

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