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Combat

Chagos : une honte pour le gouvernement de Londres !

5 mai 2019
Alain Dreneau, Georges Gauvin
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Après le rejet par Londres de l’Avis de la Cour internationale de La Haye, le combat des Chagossiens entame un nouveau virage. La nouvelle n’étonnera aucune des personnes qui suivent depuis des années le combat des Chagossiens. Le 30 avril dernier [2019], le gouvernement britannique a annoncé devant les deux chambres britanniques son refus de reconnaître l’avis délivré par la Cour internationale de Justice de La Haye le 25 février dernier.

L’archipel des Chagos dont l’île principale, Diego Garcia, est occupée par l’US Army depuis plus de 50 ans.


Rappelons que cet avis stipule que le détachement des Chagos du territoire de l’ancienne colonie de l’île Maurice a été un acte illégal et que la Grande Bretagne doit mettre fin à son administration de l’archipel dans les plus brefs délais, restaurer l’autorité mauricienne sur les Chagos aussitôt que possible et permettre le retour dans leurs îles des Chagossiens.

Rappelons également que cet avis consultatif a été adopté à la majorité de 13 juges sur les 14 siégeant à la Cour. Rappelons enfin que, lors des débats tenus du 3 au 6 septembre 2018, des dizaines de pays — dont ceux de l’Union africaine — ont soutenu la position mauricienne et la revendication chagossienne de droit au retour.

La vie aux Chagos avant l’arrivée de l’armée américaine.


Le refus de Londres sonne comme un refus plein de morgue qui ne respecte ni le Droit international de la décolonisation ni les Droits Humains, un refus qui s’acharne à prolonger le calvaire enduré tout au long d’un demi-siècle par les Chagossiens chassés de leur terre natale.

Le gouvernement de Maurice a aussitôt réagi, affirmant que le refus de reconnaître la souveraineté de Maurice sur les Chagos était « un affront à l’État de droit, au continent africain et aux Nations unies », [comme le rapporte l’Express de Maurice du 4 mai]. La rencontre en mars dernier à Londres entre Pravind Jugnauth et Theresa May n’a fait qu’aviver l’humiliation : Port-Louis dénonce le Royaume-Uni comme un « colonisateur illégal » qui empêche les Chagossiens de retourner dans leurs îles, ce qui va perpétuer « une injustice historique » [1].

Olivier Bancoult, leader du "Chagos Refugees Group".


Pravind Jugnauth a annoncé que Maurice, avec l’aide de plusieurs pays, déposera bientôt devant l’Assemblée générale des Nations unies une résolution pour la mise en œuvre de l’avis de la Cour internationale, comme celle-ci l’a d’ailleurs recommandé.

Quant à Olivier Bancoult, il s’insurge contre la position britannique : « C’est une honte pour le gouvernement de Londres de ne pas respecter les conclusions de la CIJ ». Pour les combats des semaines et des mois à venir, les Chagossiens peuvent compter sur le soutien indéfectible du chef de l’opposition britannique, Jeremy Corbyn, qui a condamné la position de Theresa May, « qui semble prête à défier le droit international » et à « se mettre à dos tout le continent africain et des dizaines d’autres pays de tous les continents qui ont soutenu Maurice à l’Assemblée générale des Nations Unies ».

Pour les Chagossiens, le combat va se poursuivre, une nouvelle étape d’un long chemin qui sera gagnant, la Justice le veut.

Georges Gauvin, président
Alain Dreneau, secrétaire
Comité Solidarité Chagos La Réunion

Olivier Bancoult et Jeremy Corbyn.


Notes

[1Le Quotidien de la Réunion du 4 mai 2019.

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