Categories

7 au hasard 3 février 2013 : 3 février 1969 : le jour des héros - 18 février 2014 : Un prix Nobel accuse les États-Unis - 29 juin 2014 : Tamo Daleko (là-bas au loin) - 7 avril 2014 : L’austérité de plus en plus pressante - 11 mars 2013 : Le retour d’une survivante... - 12 mai 2015 : NRL et roches : « La Région doit dire la vérité » - 25 décembre 2015 : 20 décembre : un manger-cochon révisionniste - 9 avril 2014 : Le vote zorey n’existe pas - 19 mars 2016 : Le 19 mars 1946 sonne la fin des « quatre vieilles » - 12 septembre 2016 : Rue Ma(lartic)doré : quartier libre ! -

Accueil > Domin lé dan nout dé min > Courrier des internautes > Ce que parler veut dire (2)

Vers la crétinisation de la pensée ?

Ce que parler veut dire (2)

21 février 2014
Jean-Claude Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Avez-vous remarqué l’étrange phénomène d’infantilisation que subissent actuellement les termes désignant les différents membres de la famille ?

Source de l’image : coukie24.unblog.fr

Il ne s’agit pas de conversations familières où l’on s’amuse à emprunter le langage des enfants. Non. Il s’agit de messages on ne peut plus sérieux, véhiculés par les journalistes, les présentateurs, les animateurs et autres fossoyeurs de la langue : le père a ainsi disparu, pour céder la place au papa. La mère n’existe plus, elle a été remplacée par la maman. La tante est devenue la tatie, et l’oncle le tonton. Et pour boucler le tour de la famille on a fait de la grand-mère une mamie et du grand-père un papy.

La puérilité de ces vocables procède du redoublement de la consonne d’appui : double "m" dans maman et mamie, double "p" dans papa et papy, double "t" dans tatie et tonton. Certes ces mots ont toujours existé et nous les avons tous employés, mais ce qui est inquiétant à mon sens c’est leur utilisation banalisée dans les contextes les plus variés, n’ayant plus aucun rapport avec les balbutiements du premier âge. Si le vocabulaire s’infantilise, il va entraîner dans son sillage l’édulcoration du discours et la crétinisation de la pensée.

Le cri d’alarme a déjà été poussé :

Je lâche mon humanité
Et je m’en vais à quatre pattes

JCL

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter