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Tribune Libre de Bruno Bourgeon

Ce gouvernement est un épisode de la fin d’un système

17 août 2017
Bruno Bourgeon
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La période qui s’achève a été marquée par un ébranlement majeur des représentations politiques en France. Cet ébranlement est fils de la crise généralisée, environnementale, économique, sociale, démocratique.


Élaborer la politique de post-croissance


Leur incapacité à répondre aux défis a provoqué la faillite des forces politiques traditionnelles ; les électeurs ont cherché ailleurs ou se sont abstenus. Le système électoral a conduit à des séries de votes utiles qui dépolitisent les élections en faisant des programmes un enjeu secondaire. Il a donné des pouvoirs exorbitants à un mouvement minoritaire surfant sur les aspirations à un certain renouveau sans annoncer de rupture : nouveauté sur la forme et continuité sur le fond. 

Le résultat de cette séquence électorale contient en lui-même la source de son délitement ; ce gouvernement est un épisode de la fin d’un système, il n’est pas l’annonce d’un nouveau. Il n’est pas armé pour faire face aux difficultés de la crise climatique, et aux effets pervers qu’un système à bout de souffle produit.

Street art par Eric Zeking.

Progression des idées écologistes


L’échec du projet écologique ne doit pas être minimisé. Il n’a pas réussi à maîtriser son appétence dans la participation aux institutions politiques. Il n’a pas senti la nécessité de dépasser la forme partidaire, a créé une structure centralisée, hypertrophiée et par trop réglementée.

Paradoxalement, la période a aussi montré une progression des idées écologistes. Si l’actualité politique telle qu’elle est traitée par la presse apparaît fortement imprégnée de tensions et de questions sécuritaires sans toujours bien donner les outils qui permettent de les comprendre, les questions sociales, d’égalité et les questions environnementales restent et interpellent tout le monde.

Pollution by PEHDTSCKJMBA.

Événements climatiques et accentuation des pollutions


La réalité quotidienne de nos concitoyen(ne)s reste marquée par la difficulté du bien-vivre sainement, sereinement et durablement. Cette réalité et ces difficultés ne font que s’accentuer et nourrissent la prise de conscience écologique d’une part de plus en plus importante de nos concitoyens.

Le défi de la période qui s’ouvre : sur quelle culture politique, quel projet, va se construire la force politique qui incarnera le changement réel, fera renaître l’espoir et aura la capacité à rassembler une majorité ?

Le débat est ouvert, l’histoire n’est pas écrite. Les événements climatiques et l’accentuation des pollutions qui portent atteinte à la santé comme à la sécurité alimentaire vont mettre la question écologique au cœur de l’élaboration de cette force, dont la forme reste à inventer.


Complices de la sixième extinction


Beaucoup d’acteurs ont vocation à participer à son élaboration, au mieux vivre sans croissance, qu’ils soient dans une organisation politique, ou plus souvent qu’ils transforment déjà la société en manifestant une défiance justifiée pour la politique telle qu’elle est. 

Cette force politique nouvelle se construira sur des valeurs écologistes, car il le faut : sans cela, c’est la vie même sur Terre qui est mise en danger. Car il s’agit bien de la sixième extinction à laquelle nous participons, à laquelle nous sommes complices, sans vraiment l’appréhender. Puissions-nous en prendre conscience !

Dr Bruno Bourgeon
Président d’AID (Association initiatives dionysiennes)

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