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Architecture et patrimoine

Bientôt sacrifiée !

28 mai 2018
Bernard Leveneur
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Cette maison va être sacrifiée au profit d’un vaste projet immobilier. Une maison modeste entourée d’un vaste jardin, qui n’a rien à voir avec les grandes demeures de la ville mais qui dans sa typologie est caractéristique de Saint-Pierre. Une rage contenue m’envahit...

Rue Archambaud, Saint-Pierre. Promise à la destruction. Photo : Bernard Leveneur.

Rue Archambaud : une désagréable surprise...


Désagréable surprise rue Archambaud à Saint-Pierre ce matin [27 mai 2018] : je croyais terminée la vague des destructions de maisons créoles à Saint-Pierre.

Cette ville était encore dotée durant les années 1980 d’une très belle typologie et surtout d’une très grande variété de maison créoles qui étaient uniques dans l’île. Des parkings ou d’hideuses constructions néocréoles les remplacent aujourd’hui.

Le projet immobilier qui remplacera la case créole.


Maison créole sacrifiée au profit d’un vaste projet immobilier...


Cette maison va être sacrifiée au profit d’un vaste projet immobilier. Une maison modeste entourée d’un vaste jardin, qui n’a rien à voir avec les grandes demeures de la ville mais qui dans sa typologie est caractéristique de Saint-Pierre.

Elle n’est peut-être pas en jaune, vert ou rouge sur un plan d’urbanisme, couleurs qui attirent l’attention sur ce qu’il faut ou pas garder. Le permis de démolir est légal, mais un homme de l’art a décidé de sa destruction. Un homme au pouvoir de vie et de mort sur un patrimoine qu’il est censé défendre.

La même maison photographiée dans les années 1970.

Une rage contenue m’envahit


Elle n’est plus tout à fait authentique certes [mais qu’est ce qui est authentique dans une maison créole en bois entretenue, modifiée, embellie... au fil des ans ?]. Toutes les maisons créoles, même celles devenues monuments historiques, ne sont plus dans leur état d’origine.

Une rage contenue m’envahit d’autant qu’en rangeant les photographies prises ce matin, je retrouve une photographie des années 1970 qui montre qu’elle n’était pas si transformée que cela...

Bernard Leveneur


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