Categories

7 au hasard 5 mars 2014 : « Malgré le grand soleil, il pleut sur nos prunelles... » - 25 septembre 2017 : Oui, la rue a vaincu le nazisme - 15 septembre 2013 : Allende, nous continuons à t’entendre ! - 16 septembre 2013 : La Réunion de « l’éternel créole » - 27 mars 2013 : Si la pa maloya, nou maladé - 1er juin 2013 : Turquie : au moins 120 blessés, peut-être 4 morts - 17 février 2013 : En français, on dit « une » papangue - 18 novembre 2018 : Fridom a failli capoter mille fois mais lopéra Fridom lé la - 27 septembre 2015 : « Lonbraz Kann » : le son du succès - 18 septembre 2013 : Un mois lunaire en 25 secondes -

Accueil > La Réunion > 7 en campagnes > « Anmaré » : quand le rap parle des contrats aidés

Brève de campagne

« Anmaré » : quand le rap parle des contrats aidés

11 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

À quelques semaines des élections municipales, le rappeur oZe explore la (mauvaise) conscience d’un travailleur pris dans le chantage politique à l’emploi. Un morceau qui vaut des pressions à son auteur...

Pa toute lé parey, faut-il préciser, mais tout de même. Entre certains maires et leurs administrés, les relations évoquent souvent plus la plantation que les rapports citoyens au sein de la Cité. Une résurgence— ou une continuité, comme l’on voudra— favorisée par le chômage de masse qui frappe La Réunion. Face au déclin de l’industrie et de l’agriculture, les maires sont devenus, sans d’ailleurs l’avoir réellement voulu, les premiers employeurs du pays.

Grand dispensateur de contrats aidés, le premier magistrat de communes qui, on ne le dira jamais assez, épousent les contours des anciens quartiers sucriers, doivent gérer la pénurie et la précarité. La situation est inextricable : un maire qui n’utiliserait pas son quota de contrats serait durement critiqué et sanctionné par la population. Mais d’autre part, le recours aux emplois de « travayèr la komine » pèse lourd dans l’issue des joutes électorales.

C’est ce versant de l’implacable dispositif précarité-politique-clientélisme qu’explore le rappeur « oZe » dans le titre « Anmaré », un voyage au cœur de la (mauvaise) conscience d’un travailleur « anmaré » par l’achat de voix. Une problématique qui n’est pas facile à aborder : ainsi, l’un des figurants du clip actuellement en tournage a semble-t-il été menacé par l’équipe du maire sortant « na pi ryin po ou ».

« Sak i koz èk moin in gingne pi kontra », nous explique le chanteur, atterré par le climat qui règne dans sa ville natale.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste, Co-fondateur - 7 Lames la Mer.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter