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Brève de campagne

« Anmaré » : quand le rap parle des contrats aidés

11 février 2014
Geoffroy Géraud Legros
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À quelques semaines des élections municipales, le rappeur oZe explore la (mauvaise) conscience d’un travailleur pris dans le chantage politique à l’emploi. Un morceau qui vaut des pressions à son auteur...

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Pa toute lé parey, faut-il préciser, mais tout de même. Entre certains maires et leurs administrés, les relations évoquent souvent plus la plantation que les rapports citoyens au sein de la Cité. Une résurgence— ou une continuité, comme l’on voudra— favorisée par le chômage de masse qui frappe La Réunion. Face au déclin de l’industrie et de l’agriculture, les maires sont devenus, sans d’ailleurs l’avoir réellement voulu, les premiers employeurs du pays.

Grand dispensateur de contrats aidés, le premier magistrat de communes qui, on ne le dira jamais assez, épousent les contours des anciens quartiers sucriers, doivent gérer la pénurie et la précarité. La situation est inextricable : un maire qui n’utiliserait pas son quota de contrats serait durement critiqué et sanctionné par la population. Mais d’autre part, le recours aux emplois de « travayèr la komine » pèse lourd dans l’issue des joutes électorales.

C’est ce versant de l’implacable dispositif précarité-politique-clientélisme qu’explore le rappeur « oZe » dans le titre « Anmaré », un voyage au cœur de la (mauvaise) conscience d’un travailleur « anmaré » par l’achat de voix. Une problématique qui n’est pas facile à aborder : ainsi, l’un des figurants du clip actuellement en tournage a semble-t-il été menacé par l’équipe du maire sortant « na pi ryin po ou ».

« Sak i koz èk moin in gingne pi kontra », nous explique le chanteur, atterré par le climat qui règne dans sa ville natale.

GGL

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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