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Mayotte

Affaire Karki : la voix des avocats de Mayotte a compté

12 juillet 2014
Geoffroy Géraud Legros
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Inquiets des « dérives » selon eux à l’œuvre dans l’affaire dite « Karki », les avocats du Barreau de Mayotte demandent le « dessaisissement » des tribunaux de La Réunion. Motif : les conditions d’un procès équitable du magistrat accusé de viol et mis en examen dans notre île ne seraient pas réunies, du fait de « l’hostilité notoire » de la hiérarchie judiciaire en poste à La Réunion et du non-respect des droits de la défense. Une mobilisation qui a semble-t-il payé : l’affaire devrait être dépaysée vers la Métropole…


Il n’est guère courant de voir des magistrats confrontés à la Justice ; plus rare, encore, est de voir les robes noires défendre les juges, lorsque ces derniers sont à leur tour jugés.

C’est pourtant le sens d’une motion votée avant-hier par 10 avocats du Barreau de Mayotte, dont les Bâtonniers Mansour Kamardine et Mohamed Soilihi.

Excluant de « se prononcer sur le fond », ces derniers ont interpellé l’opinion sur les « graves atteintes aux droits de la défense perpétrées » au cours de la procédure de mise en examen du juge Hakim Karki, arrêté à Mayotte et placé en détention à Domenjod (La Réunion) lundi dernier.

Parmi celles-ci, les professionnels ont pointé « l’hostilité notoire de la hiérarchie judiciaire du siège et du parquet officiant à la Cour d’Appel de Saint-Denis de La Réunion, démontrée par ses tentatives répétées et vaines de retirer au mis en cause les dossiers d’instruction qui lui étaient confiés et de l’écarter de Mayotte » ainsi que la « précipitation avec laquelle la décision de déférer le magistrat a été prise », sans « enquête sérieuse et équilibrée ».

Les avocats ont souligné le « refus réitéré de toute confrontation avec la plaignante durant le temps de la garde à vue » de même que l’absence de présentation au mis en cause des éléments réunis contre lui.

Un ensemble de circonstances qui, estiment les praticiens du barreau de Mamoudzou, « ne garantit pas le respect des droits » et « caractérise une partialité qui doit être dénoncée ».

« Inquiets » des « dérives » à l’œuvre dans le dossier « Karki », les avocats ont demandé « le dessaisissement » du tribunal dionysien. Ils ont semble-il été entendus : après la mise en liberté d’Hakim Karki, obtenue aujourd’hui contre l’avis du Parquet, et son placement sous contrôle judiciaire, l’affaire devrait sous peu être dépaysée vers la Métropole.

7 Lames la Mer

Geoffroy Géraud Legros

Rédacteur en chef, Éditorialiste.

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