Categories

7 au hasard 1er mai 2013 : Amazonie, à qui est ton nom ? - 8 avril 2014 : 15 smileys africains créés à Maurice - 17 novembre 2016 : Les Chagossiens iront-ils au paradis ? - 5 novembre 2011 : Oze et Socko... La brèz dann karo koton ! - 8 octobre 2015 : Le séga débarque à Londres - 25 décembre 2015 : Noël : « et si l’impossible devenait possible »... - 13 juillet 2015 : Developing Zero Gravity Tourism in Reunion Island... Why not ? - 25 mai 2013 : Krab la pou bèk mon pié - 11 août 2016 : Chagos : un nouveau cri dans le silence - 4 mai 2016 : Set à Sète pour « La Basse Tropicale », le 07/07 -

Accueil > 7 an foutan > Ada... ou l’hardeur

Publicité

Ada... ou l’hardeur

20 avril 2016
7 Lames la Mer
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

Image cryptée à la manière « décodeur en panne ». Mouvements à la manière d’un X. Bruitages, manière Marc Dorcel. Macaron au milieu de l’écran : « Réservé aux +18 ». Non, vous ne regardez pas un film pornographique mais une publicité de location de véhicules diffusée ces derniers jours sur certaines chaînes françaises.

La "première fois"... en plein effort. Image extraite du clip publicitaire.

« La première fois ? C’était chez Ada ». Ce slogan accompagne deux publicités pour Ada. Ada ? Un loueur de bagnoles, pour pas cher. Du moins, c’est lui qui le dit. La cible ? Les post-pubères à peine déniaisés, à peine majeurs, mais déjà pleinement consommateurs...

Les publicitaires parlent aux jeunes. Et les jeunes, ce qui les intéresse, c’est le sexe. Le cul, what else ?

On ne connaît pas les arcanes où s’agitent les petites et grandes mains de la société du spectacle, mais on peut parier que ces branleurs se livrent à quelque chose comme un concours de vulgarité. But : perturber le ronron publicitaire et la « bien-pensance », c’est à dire, les bonnes manières ; faire le buzz, c’est à dire faire gagner « muchas dollars » au client.

Leur "première fois"... dans une position plutôt sage mais explicite. Image extraite du clip publicitaire.

Le sexe et le scandale, voilà la recette ! Un seul exemple : dans le genre moins tricard et encore plus dégueulasse, il y a eu la pub « Dolce & Gabbana », mettant en scène une femme agressée par un homme tandis que trois autres observent en attendant leur tour. Ambiance prêt-à-porter sur fond d’apologie du viol.

Avec Ada, on est dans la baise petite bourgeoise ; l’ardeur à bas prix d’Ada, c’est le véhicule transitionnel qui mène du porno-Kleenex en cachette chez papa-maman aux petits ruisseaux de la baise pré-conjugale. Beurk.

Des symboles clairs... Image extraite du clip publicitaire.

Il fut un temps où Ada savait rire sans attraper le chaland par le caleçon : l’auto-stoppeuse et le cascadeur, cela nous a fait sourire ; la planche à repasser dans la voiture... qui sait, comme un lointain clin d’oeil à Tati.

La « première fois », c’est tout simplement de mauvais goût.

On nous reprochera de manquer d’humour — la dernière vertu à la mode. Va pour le manque d’humour : il n’y en a pas une once dans ces deux spots. En fait, le plus souvent, ce qui manque à ces messieurs les publicitaires, c’est l’imagination. Et le talent.

7 Lames la Mer

7 Lames la Mer

Réalités émergentes Réunion, Océan Indien, Monde.
Presse, Edition, Création, Revue-Mouvement.
Facebook, Twitter.

A lire aussi :

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter