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7 i yème - 7 aime

A short history of Reunion island ?

21 mai 2014
7 Lames la Mer
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Parfois quelques images simples valent mieux que de longs discours. C’est ce que nous a inspiré le travail de Robert Crumb, intitulé « A short history of America ». La démonstration de Crumb est pertinente pour les Etats-Unis d’Amérique mais aussi pour n’importe quelle autre partie du monde. Comme ici à La Réunion...

24 mars 1613 : un pirate anglais aperçoit au loin une île dans l’océan Indien. Il aborde cette terre et lui donne le nom de « England’s Forest » parce qu’il la trouve très boisée.

1649 : Etienne de Flacourt fait une description pour le moins paradisiaque de l’England’s Forest : « Elle est la plus saine et la plus belle du monde, arrosée de rivières et d’étangs dans lesquels les poissons abondent, remplie de beaux bois de toutes sortes ; les cabris, les cochons, les tortues de mer et de terre, les ramiers, les tourterelles, les perroquets les plus beaux et d’autres oiseaux de diverses espèces y fourmillent. La terre y est très fertile et grasse. L’air y est très sain, et quoi qu’il y doive être très chaud, il y est tempéré par des vents frais qui viennent le jour de la mer et la nuit de la montagne. Les eaux y sont pures et excellentes. Ce serait avec juste raison que l’on pourrait appeler cette île un Paradis terrestre. »

1666 : un dénommé Carpeau du Saussay déclare : « je n’ai point de nom à donner à l’île de Mascareigne qui lui convienne mieux que celui d’un paradis terrestre. Son climat est si sain et l’air si salutaire que les malades qu’on y débarque y recouvrent la santé dès qu’ils l’ont respiré. Il n’y a aucune bête venimeuse ni autres qui puissent nuire à l’homme. Elle est fertile en toutes sortes de légumes ; tout y vient en abondance, comme citrouilles, melons, concombres, choux, etc… Et toutes ces choses y sont d’un merveilleux goût. »

1667 : Jacques Ruelle y va aussi de son compliment : « l’air y est si sain que depuis vingt ans que cette île est habitée aucun de ses habitants n’y est mort ni tombé malade. »

1699 : « Cette île est plus semblable à ce que les saintes lettres nous apprennent du Paradis terrestre, qu’à nul autre pays que nous connaissons », déclare un dénommé Carré.

Quatre siècles plus tard, qu’est devenu le « Paradis terrestre » ? S’est-il perdu dans les méandres de la mémoire ou dilué dans les geôles de l’histoire ? Du paradis avec ses oiseaux mythiques, ses eaux claires et poissonneuses, il ne reste qu’une certitude : « tout y vient en abondance ».

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