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7 i yème - 7 aime

A short history of Reunion island ?

9 janvier 2018
7 Lames la Mer
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Parfois quelques images simples valent mieux que de longs discours. C’est ce que nous a inspiré le travail de Robert Crumb, intitulé « A short history of America ». La démonstration de Crumb est pertinente pour les Etats-Unis d’Amérique mais aussi pour n’importe quelle autre partie du monde. Comme ici à La Réunion...


La plus belle du monde


24 mars 1613 : un pirate anglais aperçoit au loin une île dans l’océan Indien. Il aborde cette terre et lui donne le nom de « England’s Forest » parce qu’il la trouve très boisée.

1649 : Etienne de Flacourt fait une description pour le moins paradisiaque de l’England’s Forest : « Elle est la plus saine et la plus belle du monde, arrosée de rivières et d’étangs dans lesquels les poissons abondent, remplie de beaux bois de toutes sortes ; les cabris, les cochons, les tortues de mer et de terre, les ramiers, les tourterelles, les perroquets les plus beaux et d’autres oiseaux de diverses espèces y fourmillent. La terre y est très fertile et grasse. L’air y est très sain, et quoi qu’il y doive être très chaud, il y est tempéré par des vents frais qui viennent le jour de la mer et la nuit de la montagne. Les eaux y sont pures et excellentes. Ce serait avec juste raison que l’on pourrait appeler cette île un Paradis terrestre. »


Tout y vient en abondance


1666 : un dénommé Carpeau du Saussay déclare : « je n’ai point de nom à donner à l’île de Mascareigne qui lui convienne mieux que celui d’un paradis terrestre. Son climat est si sain et l’air si salutaire que les malades qu’on y débarque y recouvrent la santé dès qu’ils l’ont respiré. Il n’y a aucune bête venimeuse ni autres qui puissent nuire à l’homme. Elle est fertile en toutes sortes de légumes ; tout y vient en abondance, comme citrouilles, melons, concombres, choux, etc… Et toutes ces choses y sont d’un merveilleux goût. »


Paradis terrestre...


1667 : Jacques Ruelle y va aussi de son compliment : « l’air y est si sain que depuis vingt ans que cette île est habitée aucun de ses habitants n’y est mort ni tombé malade. »

1699 : « Cette île est plus semblable à ce que les saintes lettres nous apprennent du Paradis terrestre, qu’à nul autre pays que nous connaissons », déclare un dénommé Carré.


Dilué dans les geôles de l’histoire


Quatre siècles plus tard, qu’est devenu le « Paradis terrestre » ? S’est-il perdu dans les méandres de la mémoire ou dilué dans les geôles de l’histoire ? Du paradis avec ses oiseaux mythiques, ses eaux claires et poissonneuses, il ne reste qu’une certitude : « tout y vient en abondance ».

7 Lames la Mer


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