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Afrique du Sud

Vers une nouvelle politique des cadres ?

9 mars 2013
7 Lames la Mer
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L’Afrique du Sud serait sur le point de revoir la politique dite de « cadre deployment », a annoncé jeudi Lindiwe Sisulu, ministre de l’Administration et du Service public.

Photo Colin Seymour

Instituée à la fin de l’Apartheid, le « cadre deployment » permet à la coalition au pouvoir sans discontinuer depuis 1994, dominée par l’ANC, de procéder au placement des hauts responsables au sein des administrations. Initiée pour appuyer la « révolution démocratique » dans un appareil administratif hérité du régime ségrégationniste, le « cadre deployment » est depuis plusieurs années sous le feu des critiques. Qualifiée d’ « anachronisme », la pratique a été jugée inconstitutionnelle par la Haute Cour en 2009.

Corruption et conflits d’intérêt

Depuis 2010, les interventions se sont multipliées au sommet de l’Etat et de l’ANC, annonçant la remise en cause du « cadre deployment », accusé notament de favoriser la corruption et les conflits d’intérêt. D’autre part, plusieurs analyses pointent le rôle du « cadre deployment » dans le manque d’efficacité de l’administration sud-africaine. Selon le Conseil pour la recherche en sciences humaines, cité par le quotidien « Star », 0,4% seulement des fonctionnaires seraient dotés des qualifications nécessaires à l’exercice de leur fonction. Si elle ne reflète pas l’efficacité réelle des services administratifs, cette évaluation met en exergue les difficultés immenses que soulève la transition sud-africaine. Elevée au rang d’enjeu politique, la « dépolitisation des fonctionnaires » souhaitée par Mme Sisulu contribuera-t-elle à les dépasser ?

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