Categories

7 au hasard 3 février 2013 : Iles grecques à vendre - 25 septembre 2013 : Salvador Allende ne s’est pas suicidé, affirme un ouvrage chilien - 6 avril : Les bienheureuses fragilités de la vie - 4 mars 2014 : 2013 : la haine moins organisée mais plus diffuse - 2 septembre 2014 : 300 millions € de roches sud-africaines pour la nouvelle route du Littoral ? - 17 juin 2014 : « Poutine, trou du cul ! » : du langage diplomatique ? - 13 février 2016 : L’image qui a éveillé la conscience noire - 13 septembre 2014 : Le yab n’existe pas ! - 30 juin 2015 : Quelle culture ? Quelles subventions ? - 11 novembre 2014 : Ouvrez la prison Juliette Dodu ! Détak la zol... -

Accueil > Domin lé dan nout dé min > Courrier des internautes > Le roitelet de l’au-delà

Le roitelet de l’au-delà

1er janvier 2013
Courrier des internautes
fontsizedown
fontsizeup
Enregistrer au format PDF
Version imprimable de cet article Version imprimable

De quel droit le ministre dit des « outre-mer » (le « s » fait cruellement défaut, car employé ainsi, et précédé d’un article, l’adverbe de lieu ne peut que se substantifier) vient-il nous agresser dans nos paillotes sous prétexte qu’on est le premier jour de la nouvelle année ?

 [1]
De quel droit le ministre dit des « outre-mer » (le « s » fait cruellement défaut, car employé ainsi, et précédé d’un article, l’adverbe de lieu ne peut que se substantifier) vient-il nous agresser dans nos paillotes sous prétexte qu’on est le premier jour de la nouvelle année ? Je me suis bien gardé de l’écouter, il ne m’avait pas demandé la parole et je ne la lui avais pas donnée. La Marseillaise de service et le drapeau bleu-blanc-rouge étaient-ils mobilisés pour le roitelet de service ? Les français des autres régions de France avaient eu droit la veille au soir à une allocution du président de la république. Je ne l’ai pas écouté non plus, mais du moins avait-il la légitimité d’avoir été élu au suffrage universel direct. Est-ce le cas du ministre dit des « outre-mer » (le " s " fait toujours cruellement défaut) ? Pourquoi nous inflige-t-on le discours d’une personne qui a été nommée et qui peut être dénommée à tout instant ? Ne serions-nous pas des français comme les autres ?

Sommes-nous toujours une colonie ?

Un ministre vient-il sur le territoire continental fourrer dans le même sac les problèmes des alsaciens et ceux des bretons ou des auvergnats ? Alors pourquoi vient-on nous bassiner avec les problèmes de la Guyane ou de la Nouvelle-Calédonie ? Les populations du Nord-pas-de-Calais sont-elles alertées à ce sujet ? Qu’est-ce qui justifie l’existence d’un roitelet de l’au-delà des mers ? Sommes-nous toujours une colonie ? Personnellement je n’ai jamais compris à quoi était utile une telle fonction. Je propose que l’on supprime purement et simplement le ministère dit des outre-mers (ce coup-ci je n’ai pas pu m’empêcher de rajouter le « s ») et que nous soyons traités comme toutes les autres régions de France, comme la région du Poitou-Charentes ou comme celle du Limousin, laquelle, avec ses trois départements, n’a que 737.000 habitants.

Serge Mariel
1er janvier 2013

Courrier des internautes

Notes

[1Illustrations et intertitre choisis par 7 Lames la Mer

Partager

Réagissez à cet article

comments powered by Disqus

Abonnez-vous à la Newsletter

Image Newsletter