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Il y a 184 ans

26 février 1833 : « petits » et « grands » marrons

25 février 2017
7 Lames la Mer
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Dans un ouvrage intitulé « L’esclavagisme à La Réunion : 1794-1848 », le regretté Sudel Fuma évoque les rapports sur les primes pour chasseurs de marrons...

Chasse aux marrons.

Le grand marron est celui qui déserte plus d’un mois


C’est le 26 février 1833, il y a 184 ans, qu’un rapport sur les primes pour les chasseurs de marrons est publié et que le Procureur est chargé de se prononcer sur les allocations et le « temps de chaîne » à infliger à un esclave marron capturé.

Une distinction est faite entre « petit » et « grand » marron : le petit marron est celui qui déserte plus de 3 jours, le grand marron est celui qui déserte plus d’un mois.

Dans la colonie, la chasse aux marrons — la population des marrons en 1829 est estimée à 4.500 — est une activité lucrative.

La chasse aux marrons. Lithograhie extraite du roman de Louis Timagène Houat : "Les marrons".

Laverdure, Sarcemate, Fiage, Sylvestre...


Ainsi certains habitants vont même en faire leur spécialité : Jacques Carron, Louis Payet, J.B. Lebreton, Édouard Robert, Sylvestre Grosset, Gilles Fontaine (etc.) et le tristement célèbre François Mussard (1718-1784). Ces chasseurs de marrons vivent confortablement des primes allouées en cas de capture.

En 1837, on compte 69.513 esclaves pour 39.817 libres.

« François Mussard fut, de son vivant, entouré de tant de considération et même de vénération, que la tradition en fait un personnage presque légendaire, raconte le révérend père Engelvin dans son « Histoire anecdotique de Bourbon - la Réunion », publié en 1940. Il parcourut presque toute l’île et il a laissé son nom à un grand nombre de ravines ou de cavernes ; le bois dont on fait les grands bâtons de montagne s’appelle aussi Bois de Mussard ».

François Mussard et son détachement d’une dizaine d’hommes seront à l’origine de la mort de grands chefs marrons : Laverdure, Sarcemate, Fiage, Sylvestre, etc.

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