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Guerre contre le terrorisme

14 ans (pour rien) à Guantanamo

21 mai 2016
7 Lames la Mer
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C’est dans le secret de la base américaine à Cuba qu’il a appris à parler l’Arabe. L’opinion ne connaît de lui qu’un patronyme : « Obaidullah » et un matricule : AF-762.

Né en 1980, le jeune homme avait été arrêté en 2002 par les forces spéciales américaines opérant en Afghanistan, après la découverte de mines non amorcées à proximité de son domicile.

Aucun acte d’accusation n’a été énoncé à son encontre jusqu’en 2008, date à laquelle les tribunaux militaires l’ont inculpé pour « complot » et « assistance militaire au terrorisme ».

Des chefs d’accusation dont l’abandon en 2011 n’a pas entraîné la libération du prisonnier, dont les autorités américaines donnent une image ambivalente.

La détention d’« Obaidullah » « n’est plus nécessaire pour protéger les États-Unis d’une menace substantielle », relevait le 19 mai dernier le « Periodic Review Board » (PRB), insitution appelée à se prononcer périodiquement sur les remises en liberté.

Le bureau prend acte de la « bonne conduite » du prisonnier qualifié de « coopératif » lors de sa détention à Guantanamo. Les fonctionnaires soulignent de surcroît que l’intéressé « n’a pas exprimé de sentiments anti-américains » et que ni lui ni sa famille n’entretiennent de « liens avec les milieux extrêmistes hors de Guantanamo ».

En 2015, une fiche préparée pour le PRB insistait néanmoins sur la « formation approfondie » qu’aurait reçue « Obaidullah » dans les rangs des Talibans et évoquait les chances non négligeables que le prisonnier réintègre les milieux radicaux, dut-il revenir en Afghanistan pour y « exercer la profession de commerçant » — tel est alors le voeu formulé par AF-762 auprès des militaires américains.

Selon ce document, nombre de prisonniers relâchés suspectés d’appartenir à la même structure que l’artificier présumé auraient repris « leurs activités extrémistes ».

« “Obaidullah” aurait dû être libéré depuis longtemps », déclarait vendredi Marine Derek Poteet, avocate du prisonnier, au « Miami Herald », qui rappelle que son client s’est trouvé réduit à l’état de « sac d’os » lors de la grève de la faim menée en 2013 par les prisonniers de Guantanamo.

Sur le point d’être libéré, l’Afghan rejoint la longue liste des « suspects » enfermés sans réel motif dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ».

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