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Syrie

« Autonomie de transition » au Kurdistan syrien

14 novembre 2013
7 Lames la Mer
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Alors que ses troupes enchaînent les victoires contre les djihadistes, l’Union démocratique kurde et ses alliés ont proclamé mardi l’« autonomie provisoire » du Kurdistan syrien.

Militants du PYD. Photo : Scott Bobb (WikiCommons)

Le 12 novembre 2013 « fera date dans l’histoire du peuple kurde », déclarait mardi dernier Shirzad Izirdi, porte-parole du Conseil populaire du Kurdistan occidental (territoire syrien a majorité kurde-NDLR). Ce jour-là, des organisations kurdes annonçaient la « création d’une administration autonome », après plusieurs jours d’entretiens menés dans la cité de Kamichili. L’initiative vise, selon un communiqué, à « répondre au vide administratif » par l’instauration d’une « administration démocratique de transition ». Le projet prévoit la division du Kurdistan syrien en trois régions autonomes, au sein desquelles seront organisées des élections générales et locales. Il a été élaboré sous la houlette du puissant PYD (Parti pour l’union démocratique, lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)) et d’un agrégat de petites organisations. S’il ne rassemble pas autour de lui autant de labels partisans que le Conseil national Kurde (KNC), pro-occidental et membre de la Coalition nationale syrienne (anti-Assad), le PYD-PKK cumule en revanche les avantages de l’organisation et le prestige des armes.

Intégrité territoriale de la Syrie

Sa branche armée, le PYG, est ainsi parvenue à infliger de lourdes défaites aux djihadistes et à tenir en respect les combattants, à majorité arabe, de l’Armée syrienne libre (ASL), qui refusent aux Kurdes toutes formes d’autonomie. L’opinion kurde craint l’instauration d’un Califat, envisagée par les adversaires du régime républicain en référence au Pacte d’Umar, cité par le (seul) document programmatique officiel produit à ce jour par l’Armée syrienne libre. L’annonce d’une autonomie renforcée intervient dans une zone déjà largement auto-administrée depuis le retrait de l’armée régulière syrienne de la province. La proclamation d’une autonomie renforcée intervient après une série de victoires du PYG contre les islamistes, délogés de plusieurs villages. Elle ne constitue qu’une « solution temporaire », déclarent ses principaux artisans, qui rappellent être « attachés à l’intégrité territoriale de la Syrie ». L’initiative a pris de court le Conseil national kurde, qui n’a pu que « regretter » une proclamation qu’il qualifie d’« unilatérale ».

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