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Expo au 109

[ʀeflεksjɔ ̃] : subtils gestes et cheminements magiques

17 avril 2015
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L’art est au 109. Art contemporain avec quatre plasticiens en pleine réflexion...

De gauche à droite : Eric Pongerard, sculpteur / François Giraud, peintre / Mario Cappone, peintre / Hervé Douris, photographe.

Exposition du 17 avril au 30 mai 2015, au 109, 109 rue Léopold Rambaud, Saint-Denis. Ouverture au public du lundi au vendredi, 9h/12h, 14h/17h, tél : 0692 803 649.

Le 109 est un atelier municipal, occupé par le sculpteur Éric Pongérard et dédié à lʼart contemporain. En trois ans et demi, ce lieu a déjà accueilli quinze artistes en cinq expositions :

  • « Shame », 2011 : Mario Cappone, Hervé Douris, Alain Lauret, Serge Huo-chao-si, Éric Pongérard.
  • « Kwe, pré-textil », 2012 : Krilin, Éric Pongérard, William Zitte.
  • « Format libre », 2012 : Catherine Boyer, Dominique Dorla, Stéphanie Hoareau.
  • « Des espaces autres », 2013 : Mario Cappone, Alain Noël, Alain Padeau, Éric Pongérard.
  • « moins 18 » , 2013 : Alexandra Albert, Gerbith, M Claude Marty, Éric Pongérard

L’exposition intitulée « ʀeflεksjɔ ̃ » regroupe cette fois-ci quatre artistes unis dans une introspection interrogative et onirique, avec beaucoup de poésie, de l’humour et quelques touches de dérision et provocation. Peintures sur toile avec Mario Cappone et François Giraud, photographies couleur avec Hervé Douris et sculptures sur pierre avec Éric Pongérard.

Fondateur de « Jeumon art plastique » en 1991, aux côtés de Jacques Beng-Thi, Antoine du Vignaux, François Giraud, Laurent Segelstein, Wilhiam Zitte.

Dans toute sa carrière, Éric Pongérard n’a jamais cessé d’expérimenter les équilibres subtils de construction-destruction au sein de la Nature : érosion, éclatement par des racines, pourrissement sont pour lui autant d’outils que burins ou meuleuse. Jusqu’aux abeilles qui deviennent parfois ses petites mains.

Il alterne expositions et commandes publiques avec régularité. Depuis le démantèlement des ateliers Jeumon, Éric Pongérard a déménagé atelier et galerie au 109.


Il fait partie, avec Mario Cappone, Alain Noël, Thierry Fontaine, d’une jeune génération d’artistes de retour dans l’île après une formation en métropole. Il étudie à l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes entre 1984 et 1987. Durant ces 3 années, il éprouve des difficultés à intégrer le système. Cette formation, que l’artiste considère comme « utile mais non indispensable », se termine prématurément sur un conflit entre des professeurs au sujet de son travail. Déstabilisé, il déserte les ateliers.

Après un ultime essai en faculté d’Arts Plastiques, il abandonne ses études et rentre à La Réunion. Parallèlement, il reçoit deux prix de peinture : le prix national des Étoiles de la Peinture, à Paris, et le prix Ambroise Vollard, à La Réunion. Cadet des membres fondateurs de Jeumon Art Plastique, il y exerce ses recherches picturales de manière constante.

La peinture de François Giraud est le lieu dʼun calme originel, cʼest une zone de paix. Ses premières études en peinture montrent une nette influence que le peintre Pierre Soulages eut sur sa pratique. En même temps quʼil comprenait lʼétendue des recherches tournées vers la lumière de lʼ« Outrenoir » révélée par le monochrome, il cherchait à lʼintérieur de son travail, à manifester un rayonnement de lʼespace pictural qui agirait sur le regard en mettant lʼaccent sur la quintessence de la couleur.

Il délaisse progressivement le noir qui lʼinvitait au début à la réflexion dʼinfini. Pour obtenir à présent des luminescences si raffinées de ses surfaces — quʼil rapproche à celles de lʼocéan — il utilise un savant mélange de pigments irisés et dʼhuile augmenté par des essences quʼil dépose par couches successives dans le secret de son atelier. Les pigments réfléchissent alors les gestes lumineux du peintre.

  • Maîtrise d’histoire de l’art contemporain à l’université de Rennes, « art et interculturalité »
  • Diplôme national supérieur d’expression plastique (beaux arts de Rennes)
  • Adjoint de direction au FRAC (fond régional d’art contemporain), résidences d’artiste, créations d’expos collectives et individuelles, expos d’œuves du fonds dans les pays de l’océan Indien
  • Chef de projet arts plastiques à la ville de Saint-Pierre, création de la galerie municipale, accueil d’artistes en résidence, organisation d’expos et création de catalogues, organisation de la politique des arts de la ville.
  • Professeur certifié d’arts plastiques, création de 3 galeries en établissement scolaire, lauréat de 4 concours d’affiches avec le festival de chant choral académique, concours « drapeaux du monde pour la paix »
  • Rédaction et réalisation de catalogues (R Riani, JL Gigan, A Noël, G Clain, D Soret...)

Le mode dʼexistence physique de lʼoeuvre picturale est dʼune importance capitale pour le peintre car les conséquences de ses choix et de ses gestes affectent directement les questions qui concernent lʼesthétique de la peinture. Par ce choix très étagé dans le temps, le peintre nous montre son cheminement intérieur, sa réflexion artistique.


Passionné très jeune par l’obscurité magique du laboratoire installé dans la maison familiale, il a appris la photographie « par infusion », au contact des travaux amateurs de son père. La photographie le nourrit depuis 1988.

Il a tenu la galerie Zéphirine Drouhin au village de l’Eperon de 1997 à 2004. Ses photographies de commande sont présentes dans les archives du muséum de Stella- matutina, à la Maison du volcan, au Conservatoire botanique de Mascarin, au Comité d’architecture d’urbanisme et de l’environnement, au Parc national de la Réunion ainsi que dans une trentaine de cabinets d’architecture et sociétés de travaux publics.

On a pu voir son travail dans les magazines « Plein-sud », « Océan-indien magazine » et encore aujourd’hui dans « Escales australes » et des magazines nationaux tel « Terre-sauvage ».

Auteur du livre « La Réunion en panoramas » (2000) et avec Bernard Grollier pour les textes, des livres « Au cœur du parc national de La Réunion » et « La Réunion, une île vue du ciel » aux éditions Epsilon (2011 et 2012).

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